12 novembre 2010

Jean Genet (une jeunesse perdue) - Louis Paul Astraud

jean_genetPour échapper à une vie de mendiant, de voleur et de prostitué, Jean Genet s'engage à 20 ans comme caporal de l'armée de terre, en Syrie. Il fugue sans cesse et déserte à 25 ans.

Après une jeunesse en forme de longue dérive, il n'est plus de retour possible : il ira à l'encontre de toutes les règles pour accomplir son destin librement, écrire.

 

Né en 1979, Louis-Paul Astraud est journaliste. Il a publié une enquête sociologiques sur les jeunes prêtres et dirige la collection à 20 ans.

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Saint Genet comédien et martyr - Jean-Paul Sartre

40405Originellement, cet ouvrage devait constituer l'introduction aux Oeuvres Complètes de Jean Genet. Il est très vite devenu une réflexion autonome, qui à partir du cas de l'écrivain, s'ouvre à d'autres horizons, méthodologiques, critiques et philosophiques.

Jean-Paul Sartre s'en est expliqué en ces termes, lors de la parution en 1952 :

"Montrer les limites de l'interprétation psychanalytique et de l'explication marxiste et que seule la liberté peut rendre compte d'une personne en sa totalité, faire voir cette liberté aux prises avec le destin d'abord écrasée par ses fatalités pui se retournant sur elles pour les digérer peu à peu, prouver que le génie n'est pas un donc mais l'issue qu'on invente dans les cas désespérés, retrouver le choix qu'un écrivain fait de lui-même, de sa vie et du sens de l'univers jusque dans les caractères formels de son style et de sa composition, jusque dans la structure de ses images, et dans la particularité de ses coûts, retracer en détail l'histoire d'une libération : boilà ce que j'ai voulu ; le lecteur dira si j'ai réussi".

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24 octobre 2010

Une mélancolie arabe - Abdelllah Taïa

une_m_lancolie_arabeDepuis le viol collectif auquel il a échappé en ce jour d'août,Abdellah, le garçon efféminé de Salé, court vers sa vie rêvée. Il court et tombe parfois, il meurt même. Puis renaît , se relève et repart vers d'autres lieux, d'autres amours, Salé, Marrakech, Paris, Le Caire ; autant de cieux sous lesquels, le corps de ce Marocain goûte, éprouve et chante sa mélancolie.

  

Mon avis : Indiangay

Ce livre comme les deux précédents me touche dans ce qu'il a de vrai, de sincère. Les flash back entre le maroc et la France, les émotions ressenties par Abdellah, pourraient être les miennes. Son écriture, crue, sans concession me ramène non au Maroc ou au Caire que je ne connais pas, mais en Inde avec ce que la vie a de plus dure. Ce livre comme déja les deux autres me donne envie de mieux connaître les écrits de  cet écrivain, de connaître son pays, et surtout de regarder d'un autre oeil, ses hommes et ses femmes en djellabah,  qui peuplent  le quartier arabe de Paris.

 

 

Le Nouvel Observateur ;

" un des grands espoirs de la littérature francophone arabe d'aujourd'hui"

 

 

 

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17 octobre 2010

Le rouge du tarbouche - Abdellah Taïa

le_rouge_du_tarboucheLe roi Hassan II meurt en 1999. Abdellah, jeune étudiant marocain de Salé, poursuit ses études de lettres à Paris depuis un an. Après l'enchantement et l'éblouissement du début, la ville des lumières, qui longtemps le faisait rêver, lui offre un nouveau visage, celui de la dure réalité quotidienne.

Il s'agit désormais de survivre, ouvrir les yeux, assumer son homosexualité, trouver son chemin sans renier ses racines, gérer la folie de l'entre-deux, garder malgré out sa légèreté, devenir enfin un adulte. Un autre ?

 Editions :SEGUIER - ISBN : 978 2 8404 9412 6 - Broché 134 pages - Prix : 13 €

 

 Mon avis : Indiangay

Je ne puis qu'admirer la vérité et la sincérité de son écriture, la lucidité dont il fait preuve sur la condition d'une jeunesse marocaine obligée de se prostituer avec des vacanciers étrangers pour ne pas sombrer, la désespérance d'une jeunesse contrainte de s'exiler pour avoir un avenir..

Sa solitude en tant qu'étranger pour qui l'Europe représente "un tout", n'est pas seulement celle d'un maghrébin, d'un musulman, elle est la compagne jumelle de tout être dont les traditions, les sexes sont très marqués par une Société faite par et pour les hommes où les filles et les femmes sont réduites à des ventres à donner des fils porteurs de tous les espoirs et toutes les ambitions du père.

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09 octobre 2010

l'Armée du Salut - Abdellah Taïa

9782020859455Dans une petite maison près de Rabat, Abdellah vit avec ses parents et ses huits frères et soeurs. Adolescent, il découvre la sensualité avec son frère ainé. Quand celui-ci tombe amoureux d'une femme, il se sent abandonné. Parti pour la Suisse, ce n'est pas  la liberté tant espéré qu'il découvre, mais l'exclusion et les déceptions amoureuses...

Critiques diverses  :

"Le roman d'Abdellah Taïa joue sur la sobriété, sur une  manière de parler de sujet délicats, voire scandaleurx, taboux".

(Le Monde)

"Un récit lucide et tendre au charme pénétrant"  - (Frédéric Mitterrand).

 

Mon Avis : Indiangay

Ce livre m'a beaucoup touché dans ce qu'il sous entend de l'amour équivoque mais, surtout de respect pour ce grand frère porteur de tous les espoirs d'une famille. Mais également, car bien que non musulman, j'ai reçu une culture assez proche.  Un garçon est fait pour se marier et fonder sa propre famille, car sans elle, point d'existence propre.

La lucidité qu'il porte sur les européens venant en vacances dans son pays pour comme il le dit : "... Se faire de petits marocains..." est sans appel. Il est conscient de l'image que les jeunes avides de quitter leur pays pour l'Europe, renvoient à tort ou a raison, mais lorsqu'il est pris pour un de ceux-là, aucun colère, aucune rancune, seulement de la tristesse et de la honte. Car on lui déni en tant que jeune homosexuel marocain, le droit d'avoir des sentiments vrais, non calculés.

Quant à son attente désespérée, d'un soi-disant ami, à son arrivée en Suisse, elle est éloquente de ce que pense d'eux ceux qui viennent pour faire dans un pays étranger ce qu'ils ne pourraient se permettre chez eux...des jouets, des gosselines dont on se débarrasse lorsque ils ont fini de plaire.

Ce livre est magnifique, plein de sensualité, d'émotions mais également de couleurs, de senteurs fortes rappelant que la plupart de l'histoire se déroule dans un pays du soleil ou tout est exacerbé.

 Abdellah_taiaA propos de l'auteur :

Abdellah taïa est né en 1973 à Salé au Maroc. Il vit à Paris et prépare un doctorat ès lettres. Il est l'auteur de Mon Maroc, Le rouge du tarbouche, Maroc 1900-1960. Un certain regard, écrit en collaboration avec Frédéric Mitterrand et, d'une Mélancolie arabe.

 Mot de l'auteur : "La réalité de notre famille a un très fort goût sexuel, c'est comme si nous avions tous été des partenaires les uns pour les autres".

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24 septembre 2010

Mémoires à contre-vent - Peter Adam

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La traversée du XXe siècle par un enfant juif allemand, né en 1929, qui survécut au nazisme caché dans un petit village autrichien, étudia à Berlin, Paris et New York, avant de devenir grand reporter politique et responsable des émissions culturelles de la BBC à Londres. Ce métier lui permit de filmer nombre de grands événements : la guerre des Six-Jours en Israël, la révolte de Budapest, la guerre du Biafra… mais également de fréquenter les grands artistes de ce siècle sur lesquels il réalisa nombre de documentaires : Luchino Visconti, David Hockney, Jeanne Moreau, Alain Delon, Delphine Seyrig, Samuel Beckett, Peter Brooke, Alfredo Arias, Doris Lessing, Roman Polanski…

Ce récit nous entraîne un peu partout dans le monde sur les pas d’un homme chanceux, toujours au bon endroit, au bon moment !
Une traversée du XXe siècle en compagnie des plus grands artistes contemporains.

Depuis 1989, Peter Adam partage sa vie entre Paris et le Var avec son ami Facundo Bo, comédien principal du groupe TSE, compagnie de théâtre fondée par Alfredo Arias. Il a écrit plusieurs livres, notamment sur l’architecte Eileen Gray, sur le peintre David Hockney et sur l’art du Troisième Reich, sujet sur lequel il a déjà réalisé deux documentaires primés aux Academy Award.

Editions : La Différence - ISNB : 978 2 7291 1876 1 - Broché 443 pages - Prix : 28,50 €.

 

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14 août 2010

La mauvaise vie - Frédéric Mitterrand

lamauvaisevieMot de l'auteur  :

"Un homme se penche sur son passé. Le passé ne lui renvoie que les reflets d'une mauvaise vie, bien différente de celle que laisse supposer sa notoriété. Autrefois on aurait dit qu'il s'agissait de la divulgation de sa part d'ombre : aujourd'hui on parlerait de "coming out". Il ne se reconnnait pas dans ce genre de définitions. La mauvaise vie qu'il décrit est la seule qu'il a connue. Il l'a gardée secrète en croyant pouvoir la maîtriser. Il l'a racontée autrement à travers des histoires ou des films qui masquaient la vérité. Certains ont pu croire qu'il était content de son existence puisqu'il parvenait à évoquer la nostalgie du bonneur. Mais les instants de joie, de succès, les rencontres n'ont été que des tentatives pour conjurer la peine que sa mauvaise vie lui a procurée. Mainenant cet homme est fatigué et il pense qu'il ne doit plus se mentir à lui-même".

Frédéric Mitterrand.

 

Mon avis : Volodia

J'ai adoré ce livre. Je ne comprends d'ailleurs pas pourquoi il a été sujet à une telle polémique allant jusqu'à faire passer l'auteur pour un pervers pédophile.

J'y ai découvert un homme tourmenté par ce qu'il est. bien loin de ce que j'imaginais d'un homme avec une telle notoriété. Un homme d'une grande sensibilité et d'une délicatesse non moins grande, arrivé à un âge ou l'on fait fi de ce que peuvent penser "les autres" et ou on se remémore tout ce qui a été sa vie avec ses émotions, ses  joies, mais surtout ses déceptions.

Cet homme évoque dans cette autobiographie l'inavouable pour un homme de gouvernement. Il le fait, avec intelligence, lucidité, sans faux semblant, pudique même dans l'impudeur.  Sa relation tarifée avec un jeune prostitué Thaïlandais, son angoisse de ne pouvoir "aller jusqu'au bout", et son respect pour ce jeune homme l'empêchant "d'abuser" de lui comme il aurait pu le faire puisque compris dans la prestation, le considant comme un être humain qui a ses propres sentiments et émotions, un être humain et non "une poupée" dont on peu user et abuser.

C'est un très beau livre qui donne envie de lire d'autres écrits du même auteur.

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04 avril 2010

La bâtarde - Violette Leduc

untitled"Mon cas n'est pas unique : j'ai peur de mourir et je suis navrée d'être au monde. Je n'ai pas travaillé, je n'ai pas étudié. J'ai pleuré, j'ai crié. Les larmes et les cris m'ont pris beaucoup de temps...

Le passé ne nourrit pas. Je m'en irai comme je suis arrivée. intacte, chargée de mes défauts qui m'ont torturée. J'aurais voulu naître statue, je suis une limace sous mon fumier".

Ces mots-là, en incipit de La Bâtarde (premier volume de son autobiographie en 1964), que ne les a-t-elle haîs, mâchés, criés, ruminés, couchés sur papier, habités ; marque indélébile d'une enfant née "naturelle" - qui ne l'oubliera jamais -, d'une mère ancienne domestique, et d'un fils de grande famille bourgeoise, qui ne la reconnaîtra pas, née, douloureusement, de deux mondes oposés, insatiable de littérature, d'amour, de femmes, d'hommes de reconnaissance, attirée par le luxe, les milieux différents, narcissique, obsessionnelle, se vivant "laide" et "déchue", telle "une limace sous son fumier" et bâtarde en somme.

Violette Leduc (1907-1972) naît a Arras et grandit à Valenciennes, élevée dans un milieu de femmes ; sa mère, sa grand-mère maternelle, à laquelle elle s'est attachée et qui meurt trop tôt, pour une enfant, sa marraine. Elle est interne au collège, elle y fait la découverte de ses premières amours féminines, Isabelle, puis Denise, de ses premières passions littéraires, Les Nourritures Terrestres et Gide et puis aussi tout un univers livresque, éclectique, salvateur, elle est bonne élève et si on lui demandait à quoi elle rêve, elle répondrait "de devenir écrivain". Sa mère s'est remariée, elle a bientôt un demi-frère. Sa liaison avec Denise, scandalise le collège, elles sont renvoyées.

La famille déménage à Paris. Elle abandonne ses études, ayant raté son bac, et décide de gagner sa vie. Elle entre chez Plon où elle rédige des échos publicitaires, croise nombre d'écrivains, décide d'écrire. Immédiatement, ce qu'elle a à dire se fait intense, violent, résolument impudique, provocateur. Elle se marie en 1939, sur un coup de tête, se sépare trois ans plus tard. Dans la société Synops, où elle est chargée d'écrire des scénarios, elle rencontre Maurice Sachs - amitié amoureuse , qui comptera beaucoup dans sa vie -. Il l'incite à écire ses souvenirs d'enfance. Cela donnera l'Asphyxie. Elle est critique littéraire pour la Nouvelle Revue Critique.

1945 est une date essentielle dans sa vie, et sans doute la plus marquante, parce qu'elle rencontre Simone de Beauvoir. Elle lui apporte son manuscdrit, Beauvoir est saisie par un "corps élégant", un "visage d'une brutale laideur", convaincue d'un talent littéraire certain. Elle la prend en main, lui accorde des rendez-vous mensuels, pour corriger ses écrits, lui verse une aide matérielle, sous forme de pension.

Etrange relation faite de fascination réciproque, d'une fidélité réciproque et pour le moins étonnante, qui liera ces deux femmes que tout sépare ; le milieu social, le physique, le style littéraire, le sentiment ; chez Violette, un amour fou pour Simone de Beauvoir, envahissant, fervent, excessif toujours, parce que rien n'est banal pour cette femme qui veut aimer et toute au "bonheur d'adorer, d'admirer", que c'est pour sa lectrice privilégiée qu'elle écrit, et tout en elle l'exprime, dans une admiration sans bornes.  Chez Simone de Beauvoir qui ne partage pas cette passion, les sentiments restent ambivalents. "La femme laide a commencé un nouveau roman, bon, je crois. Elle y parlera de la sexualité féminine, comme aucune femme ne l'a jamais fait, avec vérité, avec poésie, et plus encore. Ravie que j'aime le début, elle avait l'air un peu moin malheureuse de vivre seule, éternellement seule, juste en écrivant", écrit-elle le 17 mars 1948 à NELSON ALGREN écrivain américain devenu son amant). Le 1er novembre de cette même année, elle lui écrit encore : "Soirée avec la femme laide. Le roman qu'elle prépare n'est pas trop bon et comme elle n'a rien d'autre dans la vie, je n'ose lui dire. Elle continue à se dévorer d'amour pour moi, cette entêtée".

 

 

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21 février 2010

Mes parents - Hervé Guibert

9782070388776Pourquoi la grand-tante Louise s'accage-t-elle l'appartement de sa soeur Suzanne ? Quels sont ces documents qu'elle cherche, et que contiennent ces liasse de papiers qu'elle brûle finalement dans la cuisinière ? Concernent-ils vraiment, comme le prétend Suzanne une infamie qu'aurait commise la mère, trente ans plus tôt ? Comment se fait-il qu'au même moment le père ait dû précipitamment quitter Nice, abandonnant un cabinet de vétérinaire, un voilier, une Ford verte, une fiancée et deux chevaux, pour se retrouver à Paris, sans chaussettes de rechange ?

Quel est ce chantage que mettent en train les parents du petit Hervé pour extorquer l'argent de la famille ? Et où est caché cet or qu'on n'en finit pas d'enterrer et de déterrer, dont on n'a jamais pu se servir, sinon pour se plaindre qu'il soit encrasssé ? D'ailleurs ce trésor trop tard obtenu n'a-t-il pas un rapport avec le cancer de la mère, qui suit de peu l'héritage ? N'y a-t-il donc rien de pire au monde, pour des parents, que d'avoir un fils soucieux de la vérité ?

 

Mon avis : Volodia

Etant un "fan" d'Hervé Guibert , je ne suis pas sûr de l'objectivité de mon jugement, mais bon. Toujours est-il que j'ai beaucoup aimé ce livre. Hervé Guibert est sans pitié pour ce qui est de dévoiler l'intimité d'une famille. Tous ses petits secrets que l'on garde au fond de sa mémoire, pour se les rappeler avec plus d'intensité et pour certains avec tendresse.

Par certains côtés, Hervé Guibert, me rappelle le style d'Yves Navarre, mêlant passe-présent, réalité et fiction.

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Le protocole compassionnel - Hervé Guibert

753191_2879525"C'est tout bonnement la suite de A l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie : exactement ce que j'avais dit que je ne ferais jamais".

Un an et demi a séparé ces deux livres. Le temps de la renonciation à l'écriture, celui de l'expérience. On retrouve les mêmes personnages : Hervé Guibert, écrivain malade du sida, ses proches, la communauté des malades et de leurs soignants. Claudette Dumouchel, un jeune médecin de vingt huit ans, entre en Scène. Une étrange relation va s'inventer à chaque examen entre cette femme très belle et le narrateur. Une relation peut être proche de l'amour, on ne sait Jamais.

Un nouveau médicament, aussi, est apparu, très difficile à obtenir et incertain, encore au stade de l'expérimentation, le DDI. Aux Etats-Unis, il a déjà tué tois cents personnes qui se l'étaient procuré au marché noir et l'avaient utilisé sans connaître les doses, sans surveillance médicale, aveuglément, désespérément. En France, pour l'instant, on le délivre aux malades qui sont à la dernière extrémité, dans un protocole qualifié de "compassionnel" par les médecins.

"C'est ce nouveau médicament qui m'a permis de surmonter mon épuisement, et d'écrire". Si A un ami qui ne m'a pas sauvé la vie raconte l'étonnement et la douleur, la rage et la tristesse d'une homme de trente-cinq ans dans lequel s'est greffé le corps d'une vieillard. Mais le bonheur d'une rémission fait une incursion dans le malheur.

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