TESTAMENT_OSCAR_WILDE_PETER_ACKROYD19 mai 1897 : Oscar Wilde est libéré de prison, après deux ans de travaux forcés pour homosexualité.

Dès le lendemain, résolu à quitter l’Angleterre qui lui a fait payer si cher sa liberté d’esprit et de mœurs, Wilde débarque à Dieppe. Séjournant quelque temps dans la région, il commence sa fameuse Ballade de la geôle de Reading. Ce sera sa dernière épreuve.

 

Fin 1897, Wilde s’installe à Paris : livré au besoin et à la solitude, c’est là qu’il finira ses jours trois ans plus tard. Il n’écrira plus une ligne, laissant à jamais dans l’ombre du secret les réflexions que pouvaient lui inspirer sa gloire passée et sa présente infamie.

 

Il fallait un sacré culot pour prendre la plume à la place de Wilde lui-même : pourtant, le pari est tenu. Fin connaisseur de la vie et de l’œuvre de l’écrivain, Peter Acrkoyd interprète à  merveille  sa partition, au sens où le soliste interprète le compositeur . Supposant que Wilde a tenu son journal durant ses dernières années de vie, il nous donne de la bouche même du maître la version originale des faits, par-delà tout le faisceau de rumeurs et de légendes qui ont entouré l’homme et l’écrivain.

 

Peter Ackroyd est né à Londres en 1949. Diplômé de Cambridge et de Yale, il écrit dans de nombreux journaux : au Spectator, il couvre la critique cinématographique, au Times, la télévision, et au Sunday Times, les livres. Le testament d’Oscar Wilde est son second roman. On lui doit divers ouvrages de poésie et de critique littéraire (notamment sur le modernisme, Ezra Pound…).