Dobro Pojalovat - Littérature LGBT

03 octobre 2021

Le Mystérieux Correspondant et autres nouvelles inédites - Marcel Proust

 

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Quatrième de couverture :

C'est un exceptionnel ensemble d'inédits de Marcel Proust qui apparaît aujourd'hui, car il s'agit pour l'essentiel d'oeuvres littéraires, d'oeuvres de fiction : une série de nouvelles diversement achevées, écrites dans l'environnement des "Plaisirs et les Jours, durant les années 1890. Certaines ont figuré un temps au sommaire du volume, puis l'auteur les a écartées

Proust a une vingtaine d'années, et la plupart de ces textes évoquent la prise de conscience de son homosexualité, sur un mode sombrement tragique, celui de la malédiction. Sous des formes diverses : conte de fées, récit fantastique, dialogue des morts, nouvelle à énigme, le jeune écrivain transpose, parfois à peine, le journal intime qu'il n'a pas écrit. Point de voyeurisme dans ces récits, seulement mis en scène un drame psychologique intense.

Ces nouvelles ont été identifiées et répertoriées, dans les années 1950 par Bernard de Fallois, dont l'essai Proust avant Proust, paru au Belles-Lettres, interprète les données. Nous trouvons dans le même fonds les documents placés en fin de volume, contenant des révélations aux souces d'A la recherche du temps perdu. L'ensemble est transcrit avec toutes les variantes et annoté par Luc Fraisse, professeur à l'Université de Strasbourg, qui réédite actuellement la Recherche aux Classiques Garnier.

Editions : De Fallois PARIS - ISBN : 979 10 321 0229 9 - Broché : 172 pages - Parution ; septembre 2019 - Prix : 18,50 €

Mon avis : ChezVolodia 

Je ne peux que déplorer, tout en en comprenant les raisons, que ces nouvelles n'aient pas été achevées ni publiées par Proust. Ces textes laissent transparaître la sensibilité de l'auteur, sa délicatesse dans Jacques Lefelde, mais également sa "coquetterie" lorsqu'un homme a l'air de lui plaire comme dans "Souvenir d'un Capitaine".

Dans Aux Enfers, nous sommes les témoins d'un dialogue entre deux orateurs sur l'homosexualité, et dans la Conscience de l'aimer, nous assistons à la souffrance amoureuse d'un jeune homme souffrant de solitude, rejeté par l'aimée. Le Don des fées,  conte à demi inversé relate ce que disent les bonnes fées sur le berceau de celui dont la destinées est de souffrir par excès de sensibilité. 

Le thème dominant de ces oeuvres est l'analyse de l'amour physique en des termes qui préfigurent Sodome et Gomorrhe et c'est sous le voile d'une fiction transparente, le journal intime de l'écrivain. La prise de conscience de l'homosexualité y est vécue tragiquement, comme une malédiction. 

A une époque ou l'ordre moral régnait en maître et ou le moindre écart équivalait à être mis au ban de la société, je comprends pourquoi Proust dit à Gide qui envisageait de publier ses mémoires : "....vous pouvez tout raconter, mais à condition de ne jamais dire : Je...." De nos jours les valeurs sont complètement inversées plus il y a de scandales autour de votre nom et/ou de votre personne, plus vous êtes célèbres, publiés. Peu importe ce qui se dit à partir du moment ou on parle de vous (c'est que vous êtes intéressant).

J'ai bien aimé ce livre, ainsi que les annotations de Monsieur Luc Fraisse qui permettent de mieux comprendre et cerner les pensées et les angoisses de l'auteur.

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08 juillet 2021

La vie Lente - Abdellah Taïa

La vie lente

Quatrième de couverture :

Dans la France d'après les attentats de 2015, Mounir, parisien homosexuel de 40 ans d'origine marocaine, vit dans une situation précaire. Il vient d'emménager rue de Turenne. Madame Marty, une vieille dame de 80, survit difficilement au-dessus de chez lui dans un minuscule studio.

L'amitié entre ces deux exclus de la République s'intensifie jusqu'au jour où elle vire au cauchemar. Les affronterments et les déchirements s'enchaînent. Excédée, madame Marty appelle la police. 

Antoine, le commissaire qui interroge Mounir, le soupçonne de liens avec les djihadistes. Mais Antoine existe-il vraiment ? Où passe la frontière entre le vrai et l'imaginaire ?

Un roman de rupture.

Editions : Seuil - ISBN : 978 2 02 142 183 5 - Broché : 267 pages - parution mars 2019 - Prix : 18 €

Mon avis : ChezVolodia

Tout commence par une banale histoire de nuisances sonores occasionnées par sa voisine du dessus, une vieille dame de 80ans, recluse dans son studio de 14m2. Dans un premier temps, il essaye de s'entendre avec Mme Marty sa bruyante voisine. Il lui explique les conséquences néfastes que ce bruit à sur sa santé. Madame Marty tout en s’excusant et en promettant de faire attention, lui fait comprendre que ce sont les bruits de la vie, de sa vie qu’il entend et qu’elle ne peut s’empêcher de vivre.

Malheureusement, au fil du temps, ces bruits récurrents finissent par faire perdre patience et la raison à Mounir. Il en vient à proférer des propos d’une grande violence envers Madame Marty qui prend peur et fait intervenir la police. Les relations avec les autres habitants de l’immeuble ne sont guère meilleures. Ceux-ci souhaitant le voir expulser car fauteur de troubles, et faisant tache dans cet immeuble bourgeois ou il est le seul Marocain. Il leur répond par message écrit ,d’une grande ambiguité, affiché dans le hall d’entrée.

L’auteur situe cette histoire dans l’année 2015, après l’attentat de Charlie Hebdo. Le climat de défiance engendré a durement été ressenti par Mounir, en tant que musulman.  Les hurlements adressés à Mme Marty, n’ont pour lui aucune valeur de menaces, ce sont simplement les mots d’une personne excédée par le manque de sommeil, et moyen d’expression ordinaire utilisé dans son pays d ’origine. Ils ne portent pas à conséquence.

A l‘arrivée de la police, après une perquistion et un interrogatoire en règle, ou il est considéré comme un éventuel terroriste, une éventuelle menace pour la sûreté de l’Etat, il est relâché faute de preuves. Cette expérience lui fait prendre conscience que malgré ses études supérieures, son doctorat, son aisance financière, il reste pour la majorité de la population autochtone, l’étranger, celui qu’on peut humilier, mépriser, soupçonner, qui doit sans arrêt s’excuser pour tout et rien, qui ne peut se rebeller sous peine d’offusquer et/ou de passer pour mal éduqué. Lui l’émigré, qui ne peut et n’a le droit de ne rien dire. surtout s’il vient d’un pays considéré comme inférieur économiquement. Le dernier à compter à côté d’une native du pays dans lequel il a émigré.

Alors pour se retouver, il part en banlieue, La Défense, puis Nanterre et, la Cité Picasso, là ou il est susceptible de rencontrer des émigrés, des gens comme lui, qui ont une vie, un franc parler, des sentiments qu’ils peuvent exprimer naturellement, sans risque d’être jugés. Des personnes qu’il a lui-même regardé sans les voir.

Lors de ses pérégrinations il rencontre Antoine, Policier, Marié, 3 enfants, qui n’assume pas son homosexualité, avec qui il aura une liaison sur 3 mois avant que celui- ci ne retourne à son épouse. Fiction ou réalité ? l’auteur nous laisse libre de l’imaginer.

J’ai beaucoup aimé ce livre. Il souligne les frustrations et le sans-gêne pour ceux qui en sont victimes, et d’incompréhension, voire le je m’enfoutisme par ceux qui en sont la cause, et finissent par dégénérer en violences verbales et/ou physiques et se terminer par une haine réciproque.

II reflète bien, également, l’ambiance, le climat de suspicion envers les personnes émigrées, mais pas seulement musulmanes, certaines situations reflètent les conditions de vie et d’acceptation de celles-ci par les étrangers et souvent imposées et/ou sous entendues par les autochtones.

Mon ressenti : Indiangay

Abdellah Taïa est un auteur qui écrit bien, avec intelligence mais également avec son coeur. Ses livres sont souvent le reflet de l'actualité présente ou passé. A travers ses livres se révèle une sensibilité que l'on pourrait qualifier d'exacerbée. Il me fait penser à d'autres auteurs qui ont le don de mettre les émotions de l'âme humaine en exergue, tels : René de Ceccatty, Philippe Besson. Même si les thèmes exploités sont différents, ils se rejoignent sur ce point.

Pour le bruit, je rejoins Volodia, c'est insupportable lorsqu'il se reproduit jour après jour et sans discontinuer. Lorsque vous avez épuisé toute votre énergie à le combattre à l'amiable ; il arrive un moment ou excédé par le manque de sommeil, le sans gêne de ceux qui en sont la cause, vous fait "péter un plomb", et envisager un moyen de rétorsion peu importe qui en sera la victime.

Quant au fait d'être considéré comme citoyen de seconde zone, c'est bien réel. Que vous soyez un français par delà les mers (antilles, anciennes colonies, comptoirs) reste que vous n'êtes pas né là ou vous vivez, et que vous le payez chaque jour que Dieu fait par toutes sortes de mesquineries. A vous d'avoir la force de les supporter si vous ne pouvez les oublier.

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27 juin 2021

Le Temple - Stephen Spender

LE TEMPLE DE STEPHEN SPENDER

Quatrième de couverture :

Après plus d'un demi-siècle, un manuscrit refait surface, rendant à son auteur l'écho de ses vingt ans. C'est l'Université du Texas qui conservait "Le Temple" de Stephen Spender, roman écrit en 1929 et que les éditeurs refusèrent à l'époque pour cause de pornographie. Certes, l'ouvrage crie très haut la joie de vivre et la difficulté d'être durant l'entre-deux guerres, ce long été de la Saint martin où somnolait la République de Weimar. Mais l'adolescent anglais qui découvrait Hambourg pressentait la venue de l'orage.

Raison de plus pour mettre les bouchées doubles, avec ses amis : W.H. Auden,  Christopher Isherwood (qui tirera de son  apprentissage  allemand l'Adieu à Berlin dont sortira l'illustre "Cabaret".

Ayant relu, corrigé, complété son tout premier livre, Spender lui permet  d'enfin voir le jour.  Et le lecteur s'émerveille d'entendre une voix si fraîche et si grave célébrer le bonheur fragile d'un monde qui court à sa perte.

Editions : Christian Bourgois - ISBN : 9 782267 007244 - Broché : 314 pages - Prix : 19,82 €

Mon Avis : ChezVolodia

Le Temple dont il est question c'est celui que les Allemands des années 20 consacrent au corps et à la gymnastique.

Ce livre est autobiographique, écrit par l'auteur après qu'il ait passé ses vacances d'été en Allemagne en 1929. Il y raconte ses expériences vécues là-bas. Poète et écrivain anglais, il était inséparable de Christopher Isherwood lorsqu'ils vivaient tous les deux à Berlin.

Spender aime les garçons et veut écrire librement. A l'époque, l'Angleterre puritaine interdisait l'homosexualité et poursuivait les livres licencieux. Aussi, Spender comme Isherwood va t- il séjourner en Allemagne, pour s'affranchir des contraintes de la censure qui régnait à Londres. 

En premier lieu : Hambourg puis Berlin. Pendant cet été 1929, Spender rencontre des jeunes gens de tous milieux et notamment des prolétaires désoeuvrés prêt à toutes les compromissions pour quelques marks. Car si pendant cette période l'insouciance prévot chez beaucoup de ces jeunes gens, pour d'autres la crise économique commence à montrer son visage avec son cortège de chômeurs. La montée du nationalisme concrétisée par des camps de tirs dans les forêts, occupés par d'anciens militaires revenus à la vie civile mais qui ne rêvent que de revanche n'ayant jamais accepté la défaite de 14-18.

Entre les deux guerres, l'Allemagne vivait ses derniers jours de liberté, d'insouciance, de drague à tout va. Au lointain commençait à poindre la dictature, les nouvelles lois raciales, le bruit des bottes. 

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L'amant fantasmatique - Guy Bordin

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Quatrième de couverture :

Les Esquimaux croient en l'existence d'amants fantasmatiques, le narrateur l'apprend de son cousin historien du Canada, dont il est discrètement épris, quelques temps après leur arrivée dans une maison isolée entre lande et forêt bretonnes, où tous deux se sont retirés pour travaillés.

Mais le séjour prend bientôt une tournure inattendu, avec d'hallucinantes flambées de désir, entre Finistère et étendues Arctiques.

 

Editions : Maïa - ISBN : 978 2 37916 326 5 - Broché : 117 pages - Parution 09/2020 - Prix : 19 €

Mon avis : ChezVolodia

Tout d'abord je précise que ce livre m'a été adressé gracieusement par son auteur en vu d'obtenir mon avis, quel qu'il soit. Et c'est avec énormément de retard que j'écris mon ressenti à sa lecture, ce dont je m'en excuse auprès de lui.

Je dois avouer que c'est avec beaucoup de difficultés que j'ai terminé ce livre. En effet, lorsque je lis un livre, j'aime entrer dans le récit, voire m'y fondre. Or, là je suis resté à la porte tellement il est étrange et en rapport avec une culture qui m'est totalement étrangère.

Ce livre est présenté sous forme de journal intime tenu au jour le jour par le narrateur. Etudiant en histoire, il accompagne son cousin canadien Jean, historien, pour l'aider à mettre en ordre de nombreuses notes prises en vue d'écrire un livre sur les  usages et coutumes des esquimaux.

Les jeunes gens profitent des deux mois d'été pour venir travailler au calme dans une petit maison isolée au coeur d'une forêt bretonne. Et là le narrateur nous embarque dans ses fantasmes sexuels tout d'abord vis à vis de son cousin. Ledit cousin étant à mille lieux des obsession de l'intéressé, celui-ci trouve dans la forêt un exutoire à ses pulsions ou fébrile il se "soulage" vite fait bien fait.  Par la suite, il s'enflammera pour un serveur de restaurant, puis pour un gendarme et un prêtre entrés dans le récit par un crime commis à l'encontre d'un chef scout, ce qui occasionnera une enquête.

Ce livre interroge sur le fait que les habitants du Grand Nord pouvaient dans certaines circonstances avoir une vie sexuelle avec des partenaires virtuels ou fantasmatiques. A savoir que lorsqu'une personne s'entiche d'une autre personne et y pense trop, qu'il la convoite avec  ardeur, en est obsédée, il peut arriver que l'être secrètement aimé se révèle à celui qui le désire sous une forme fantasmatique. Les rencontres intimes survenant uniquement quand celui qui désire est seul, et/ou dans le sommeil ou l'être virtuel surgit dans un rêve.

L'auteur se base sur cette légende pour donner corps à ses fantasmes qu'il émaille de descriptions plus pornographiques qu'érotiques employant un vocabulaire que ne renierait pas un charretier, ce qui tranche avec le reste du récit qui est plutôt bien écrit avec un langage choisi. En lisant ses écrits J'ai eu l'impression d'avoir à faire à un obsédé sexuel continuellement en rut se complaisant dans des descriptions salaces dont il aurait pu se passer ou les sous entendre, ce qui n'aurait sans aucun doute pas eu la même force mais qui aurait, à mon sens, ajouté un plus à l'écriture.

Ce livre oscille entre rêve et réalité et la fin de celui-ci  bien qu'intéressante puisque qu'elle nous révèle dans un premier temps le meurtrier du jeune chef scout, dans un second temps m'a laissé perplexe dans la mesure ou je n'ai pu déterminer s'il s'agissait d'une manifestation de la réalité ou s'il s'agissait du rêve qui continuait.

Je n'ai pas su apprécier ce livre. L'auteur nous raconte ses désirs de manière répétitives au point d'en être lassant. Ce qui me fait m'interroger sur sa vie dans la réalité . . ?  Ses expériences restent-elles de l'ordre du fantasme ou bien existent-elles dans la réalité ??? 

 

 

 

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24 juin 2021

City Boy - Edmund White

9782259211383

Quatrième de couverture :

Les années 70 : au seuil de la banqueroute, en plein chaos urbain, jamais New york n'a abrité plus de dangers, d'audaces et de talents. En pleine ébullition intellectuelle et artistique, la ville de Susan Sontag, Truman Capote et Jasper John voit défiler les scandales et éclore les génies.

C'est là que le jeune Edmund White fait ses débuts d'écrivain, là qu'il croise William Burroughs ou Vladimir Nabokov, là que s'insinuent en lui cet esprit à la fois transgressif et désinvolte, cette mondaine subtilité et ce charme ambigu. Là encore que s'expriment tous ses appétits, ceux d'un lecteur boulimique, d'un curieux jamais rassasié, d'un sensuel en quête d'hommes, sans fard ni fausse pudeur, d'errances érotiques en interdits assouvis.

Parcours itiniatique traversé d'icônes et de passions, ce texte brosse le portrait d'une époque et d'une ville mythiques, sous la plume sulfureuse d'un écrivain en devenir, porte-drapeau d'une génération d'artistes gays.

Editions : Plon - ISBN : 978-2259211383 - Broché : 336 pages - Prix : 31 €

 

Mon avis : Volodia

J'aime particulièrement Edmund White. Ses récits s'entrecroisent  avec d'autres de ses oeuvres, ce qui en fait un livre autobiographique. Riche descriptif d'une époque ou foisonnait écrivains et artistes cherchant à devenir célèbres, commençant à le devenir ou l'étant déja.

Il décrit New York telle qu'elle était à l'époque, pauvre, salle, bruyante et surtout "noire" la population aisée blanche s'exilant en banlieue ou ailleurs, mais où l'on pouvait vivre avec peu d'argent et ou tout rêve était encore possible et accessible.

Cette époque a vu l'éclosion d'une liberté sexuelle ou les gays apprirent à ne plus avoir honte, osèrent s'exprimer et s'afficher. Faire l'amour dans d'autres endroits que les chiottes publiques, les camions et les docks. Ils rénovèrent des quartiers entiers, ouvrirent des bars, des boîtes, ou l'on pouvait consommer de tout et tous (poppers et mecs). Assouvirent tous les fantasmes longtemps réprimés par la création de backroom et de sling, sans se rendre compte qu'ils s'enchainaient eux-mêmes dans un ghetto ou ils finiraient par se décimer.

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09 juin 2021

Wish - Christ Verhoest

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Quatrième de couverture :

« Ce n’était qu’un souhait… Le destin qu’on se forge n’est-il pas plus réel et puissant ? »Leiland est un solitaire, fan d’urbex. Il vit à Santa Amalia, station balnéaire entre L.A et San Diego, en Californie.

Son bourreau, Jett, est populaire auprès des filles, tandis que les garçons reconnaissent son autorité. Au début de la dernière année de lycée, Leiland souhaite que le karma rattrape Jett et que les filles qu’il trompe se retrouvent au courant. Le bal de promo est une catastrophe pour Jett. Les deux garçons partagent un moment d’intimité, qui fait prendre conscience à Leiland que Jett est dans le placard. En dépit de ses airs de dur et de séducteur invétéré.

Quelques mois plus tard, Leiland a réalisé son rêve : il a intégré UCLA pour devenir photographe professionnel. Il découvre alors qu’un de ses voisins, à la résidence universitaire, n’est autre que Jett.Cependant, il a changé. Renfermé et sombre, il semble ne s’intéresser qu’à ses études de scénariste et à sa moto. De plus, il n’a aucun compagnon de chambre. Pourquoi une telle faveur ? Que s’est-il passé durant l’été ? Peu à peu, Leiland est convaincu que Jett détient un secret dévastateur…

Editions Kindle - ce livre exist en broché sur Amazon

Mon avis : Indiangay

Deux ados dont l'un est le souffre douleur de l'autre, ayant en l'occurrence comme seul point commun : des parents absents en raison de leur profession, qui les oblige à voyager aux quatre coins du pays, voire du monde : avocats pour Jett et architectes pour Leiland.

Leiland a du mal à comprendre l'attitude de Jett qui lorsqu'il est seul se montre sympathique, et déplaisant lorsqu'il est avec sa bande de copains. Ses doutes sur leur attirance se confirment lors de la soirée du bal de promotion. Toutefois, jett ayant du mal à accepter sa réelle nature s'étourdit dans la fête, les paradis artificiels et les conquêtes féminines, jusqu'au moment ou...

Ils se retrouvent à l'université dans le même département d'études. L'un souhaitant devenir un professionnel de la photo, le second scénariste voire metteur en scène. Les retrouvailles sont difficiles, Jett soufflant le chaud et le froid en même temps. Leiland est à mille lieux de soupçonner les sombres pensées et les difficultés rencontrées par son camarade. Il va tout faire pour se rapprocher de lui afin de l'aider. Lorsque Jett lui dévoile son secret et sa nouvelle situation familiale, Leiland décide de s'investir dans cette relation qu'il n'a jamais oubliée et qu'il espère retrouver.

Pour ou en raison de cela, ils affronteront ensemble avec l'aide d'une bande d'amis, et d'une association LGBTQI du département des Arts de l'université UCLA, la discrimination raciale, l'homophobie, la sérophobie, le rejet qu'il soit familial ou de la société, et enfin le procès qui lui permettra en obtenant justice de se reconstruire.

L'auteure a su mettre en exergue les atermoiements de Jett, sa dépression résultant de l'annonce de sa maladie, de son rejet de la cellulle familiale, de la société, du harcèlement et la vengeance injuste dont il fait l'objet. De ses sentiments constradictoires bien qu'amoureux envers Leiland.

Contrairement au premier livre lu de cette auteure (La recrue : Baie Sanglante), dont j'avais un avis mitigé, celui-ci m'a beaucoup plu, l'histoire, le déroulement des faits, le suspens. Bref que du bonheur d'autant que l'histoire se finit bien.

Attention ce livre s'adresse aux personnes averties : ce livre comporte des scènes explicites et torides....

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La recrue : Baie sanglante - Christ Verhoest

 

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Quatrième de couverture :

Alec tint "Douceur Café" avec sa soeur jumelle Alice Ikel est policier municipal. Il n'y a rien en apparence poiuvant rapprocher ces deux hommes qui viennent d’arriver à St Marzin, petite station balnéaire tranquille. Sauf que le bar est situé juste à côté du poste de police.

Quand un jeune homme est tué puis déposé près d’une chapelle, Ikel est bouleversé par cette découverte. Il n’avait pourtant pas intégré la criminelle ! Il s’offre un remontant à « Douceur Café » et se confie au beau gérant roux. Un second jeune homme est bientôt retrouvé mort à l’école de voile. Même posture, même blessure. Quel but poursuit l’assassin ?

Mêlé à l’enquête, le flic aux mèches rebelles se rapproche aussi d’Alec. Ils sont encouragés par Alice mais n’osent d’abord pas se dévoiler. Le passé est vivace, la ville est petite. Soudain, l’affaire du « tueur de St Marzin » prend une tournure différente pour Ikel, qui entraîne Alec dans son sillage et dans un jeu de cache-cache avec un meurtrier aussi déterminé qu’effrayant.

Edition : Kindle - Nombre de pages edition imprimée 144 -

Mon avis : Indiangay 

Il s'agit d'une intrigue policière parallèllement à une histoire d'amour. N'ayant pas l'habitude de lire de l'homoromance je n'en connais pas les codes d'écriture donc, je demande l'indulgence des personnes qui liront mon ressenti et trouveront peut être que j'ai la dent dure.

Je suis resté dubitatif quant à certains éléments du livre. Notamment au fait qu'Ikel se répande sur l'enquête et son supérieur auprès d'un tiers (en l'occurence Alec). Quant est-il du devoir de discrétion ? D'autant qu'il ne connaît son interlocuteur que depuis 2 jours.

Par ailleurs, sans savoir si Ikel fait preuve de la "même sensibilité" que lui, Alice, joue les entremetteuses en précipitant son frère dans les bras de celui-ci. Qu'en est-il de la réciprocité ? Quant à Ikel, au premier regard, il est déjà en rut et se transforme "en sexe sur pattes".

Et tout le long du livre est à l'avenant. Ikel continue à dévoiler des éléments de l'enquête, en prenant Alec comme confident de ses pensées et le laisse même lui suggérer des pistes . Il continue à dénigrer son supérieur en se mettant lui en avant et lorsque qu'un supérieur arrive de Brest pour l'aider dans l'enquête, il estime être sous estimé,  valoir mieux que celui-ci, en avançant plus vite, et regrette d'être laissé au rang de gratte papier.

Alec quant à lui est une jeune homme timide n'ayant jamais eu de rapprochement intime avec ses semblables, les plus semblables possible. Il vit son histoire avec Ikel comme la vivrait un tout jeune homme sans expérience. D'autant qu'Ikel le pare de toutes les qualités et grâces possible. C'est beau, chaud et romantique à souhait.

L'intrigue du livre on la découvre assez facilement, et assez rapidement à mon goût, (malgré quelques rebondissements), ainsi que le mobile et le coupable même si on ne connaît pas son nom. L'histoire est plaisante à lire, malgré certaines incohérences, et on se laisse volontiers emporter par celle-ci.

L'auteure fait passer un message dans chacun de ses livres, dans celui-ci il est question de respect animal, d'homophobie, de pollution et de gaspillage écologique. Il est également à prendre en considération que ce livre est un des premier écrit par cette auteure et que depuis, elle s'est grandement améliorée.

 

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20 janvier 2021

Plus vivant que jamais ! - Jean-Luc Romero-Michel

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Quatrième de couverture :

Le 29 mai 2018, Jean-Luc Romero-Michel, alors en déplacement est alerté par un ami : son mari Christophe, a disparu. Attendu au matin sur un salon dans le cadre de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité dont il est le secrétaire-général, il ne s'est pas présenté et ne répond pas au téléphone. Ce n'est que quelques heures plus tard que, convoqué au commissariat, Jean-Luc apprendra sa mort.

Passé la brutalité et le choc inouïs de la nouvelle, il lui sera révélé les circonstances de son décès, survenu lors d'un eprise mortelle de drogues de synthèse. Pour Jean-Luc, c'est la stupeur, mêlée à un chagrin et une douleur sans nom.

Comment accepter et survivre à l'inacceptable ?

Adressé à Christophe, cette lettre rédigée sous forme de journal est d'abord une histoire d'amour - un amours non conventionnel, qui s'impose peu à peu comme une évidenc. Un amour fait de voyages, de passions, de combats communs et d'un mariage le 27 septembre 2013. Mais c'est aussi une histoire de deuil, de douleur et de résilience : l'histoire d'un homme confronté à l'horreur et à l'indignité, qui pousse un cri d'alerte face au mutisme des pouvoirs publics sur l'explosion de ces drogues qui causent des ravages parmi les jeunes et dans le milieu de la nuit.

Editions : Michalon/Massot éditions - ISBN : 9 782841 869466 - Broché : 292 pages - Publication : Juin 2020 - Prix : 19 €

Mon avis : ChezVolodia

Tout d’abord, je dois avouer avoir lu ce livre par curiosité, une curiosité malsaine de voyeur. Je ne connais pas personnellement Mr Jean-Luc Romero, sinon au travers de son combat pour le droit de mourir dans la dignité et dans sa lutte contre le sida. Je dirais même plus, honte à moi, d’en avoir entendu parler seulement depuis quelques années - alors qu’il est adjoint au maire du XIIème arrdt de Paris - et  m’y suis intéressé pour les raisons ci-dessus évoquées.

Ce livre est à la fois un journal intime, une lettre d’amour et un hommage à son défunt mari. J’ai eu quelques difficultés à y « entrer », justement, en raison de l’intimité de ces confidences, mais également en cause, une suite d’énumérations de réunions, de déplacements professionnels, de résidences hôtelières dans des pays dits paradisiaques dont j’ai eu du mal à comprendre l’utilité dans le récit. Mais en y réfléchissant, il s’avère qu’ils ont toutes les raisons d’y figurer, Christophe son époux étant lui-même un fervent militant, très actif dans les partis représentés par Mr Romero. Et puis, c’est bien cette activité de militant qui les a rapproché. Donc même si j’ai trouvé un peu fastidieux, et lu en diagonale cette suite d’énumérations je les ai comprises.

Mr Roméro est un homme gentil, profondément gentil, au point qu’il en dégouline de gentillesse par tous les pores de la peau et au fil de sa plume. Il est incapable, à moins qu’on ne lui montre preuve à l’appui (actes et lettres homophobes) la noirceur d’âme de certains. Son amour pour son époux a été et est toujours inconditionnel quels que soient les évènements qui aurait plus lui faire douter de la réciprocité.

En effet, après les circonstances sordides de son décès, on aurait pu croire qu’après la sidération, l’anéantissement, surviennent la colère et la rancœur pour un amour, pour une partie de jambes en l’air. Mais non, malgré ce coup du sort terrible, aucun reproche, juste l’incompréhension et ça « chapeau », j’admire !

Un reproche peut être, il aura fallu ce malheur touchant au plus profond de l’être pour qu’un homme politique ose parler en public de ces morts anonymes du Chemsex. Car si depuis un certain temps maintenant de grandes voix de la communauté gay, et de certains addictologues s’élèvent contre cette pratique du sexe sous drogues, on a l’impression qu’elles prêchent dans le désert. Jean-Luc Romero, nous explique en quelques pages seulement les dangers de ces drogues de synthèse tout en nous expliquant les difficultés à les faire disparaître, ce qui est bien, mais j’aurais préféré qu’il envisage une action plus « poussée » plus ouverte, plus politique pour lutter contre ce fléau qui décime pour la plupart du temps toute une jeunesse.

Le deuil peut se faire en retournant dans les endroits que l’on a parcouru à deux, en se remémorant les jours heureux, mais il peut également accroître le sentiment de solitude, chacun le fait de la façon dont il le ressent. Jean-Luc Romero a choisi d’atténuer sa douleur en gardant son époux à l’esprit et en le faisant revivre dans celui des autres.

J’ai trouvé que ce livre était un très bel hommage malgré des pages que pour ma part j’ai trouvé un peu ennuyeuses à lire (réunions, déplacements, etc…) hum oui, je ne suis pas militant donc...

 

Mon ressenti : Indiangay

Comme mon compagnon, ce qui m’a fait lire ce livre est qu’il a été écrit par un homme politique. Mais pas n’importe lequel, un qui ose dévoiler son homosexualité, sa séroposivité, sa prise de position et son militantisme pour une cause encore tabou en France,le mourir dans la dignité - en rejetant tout acharnement thérapeutique et en choisissant le moment de quand « partir » -, son amour pour un jeune homme de plus de la moitié de son âge et qui en plus à l’impertinence d’épouser. Cet homme peu banal a de quoi intéresser.

Je suis d’accord avec mon compagnon lorsqu’il dit que Jean-Luc Romero-Michel est gentil, c’est vrai et ça se vérifie tout au long de son livre, aucun mot de haine envers ceux qui se permettent des réflexions déplacées, aucune aigreur et/ou rancœur envers son compagnon qui le laisse dans l’incompréhension et le désarroi le plus total. Au contraire, il fait de son amour un autel ou il peut se recueillir à loisir, il continue seul, tout en étant deux, à se rendre dans les pays ou ils ont été heureux accomplissant ainsi un pèlerinage qui se veut tout sauf morbide.

Je ne parlerai pas de son militantisme qui était sans aucun doute sans faille et qui leurs ont occasionné de nombreux déplacements à travers toute la France pour ne pas dire le monde, mais que je ne connaissais que par oui dire, n’étant militant pour aucune cause hormis la cause tamile.

Ce qui m’a par contre gêné ce sont ces confessions intimes sur son couple. En Inde et dans notre famille, il est malséant de montrer ses émotions et d’autant plus se répandre au dehors. Mais il semble qu’en Occident cela ne choque personne donc je suppose qu’il s’agit de cette fameuse différence culturelle.

D’autre part, bien que marié il s’accordait l’un et l’autre une vie intime en dehors du mariage et là, ça coince réellement. Pourquoi se marier si chacun fait sa vie de son côté ou accepte que le conjoint fasse ainsi ??? Quant à cette tragédie due à du sexe sous drogues, il m’est impossible de comprendre que l’on puisse se droguer pour honorer son partenaire ou devrais je dire ses partenaires. Cette course du plaisir, de l’endurance et de la performance ne rime à rien sinon à s’enfoncer dans le glauque, le sordide.

Mais bon ce je n’ai pas à juger, simplement à  constater que malgré ce coup du sort qui l’a laissé anéanti, Jean-Luc Romero a su relever la tête en dévoilant l’innommable et ça pour un homme politique c'est fort courageux, surtout lorsque l’on sait les critiques et autres que ce choix de vie induit.

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14 janvier 2021

Un dîner à Montréal - Philippe Besson

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Quatrième de couverture :

Ils se sont aimés, à l'âge des possibles, puis quittés, sans réelle explication.

Dix-huit ans plus tard, ils se croisent, presque par hasard, à Montréal. Que sont-ils devenus ? Qu'ont-ils fait de leur jeunesse et de leurs promesses ? Sont-ils heureux, aujourd'hui, avec la personne qui partage désormais leur vie ?

Le temps d'un dîner de retrouvailles - à quatre - chaque mot, chaque regard, chaque geste est scruté, pesé, interprété. Tout remonte à la surface : les non-dits, les regrets, la course du temps, mais aussi l'espérance et les fantômes du désir.

A leurs risques et périls.

 

Editions : Julliard - ISBN : 9 782260 053170 - Broché : 191 pages - Publication : Juillet 2019 - Prix : 19 €

 

Mon avis : ChezVolodia 

Philippe Besson a élevé en art, sa faculté de décrypter les pensées, les émotions et les sentiments de ses semblables, de même qu'un autre auteur qui m'est cher : René de Ceccatty, et ces auteurs sont suffisamment rares pour que je me permette de les nommer.

Dans ce huit clos étouffant par les non-dits, les questions qui étaient restées sans réponse, les ressentiments plus ou moins exprimés et/ou actés, les interrogations voilées ou non sont d'un silence assourdissant pour finir murmurés dans d'éventuels regrets réprimés par la raison.

L'incompréhension à peine voilée pour la jeunesse du nouveau venu  - considéré par Paul un peu comme un intrus, dans l'évocation d'un passé ou il n'a pas sa place - envers un quadragénaire qui n'est plus coté sur le marché de la gaypédétude. Serait-il attiré par la réussite de l'auteur, sa renommée, son aisance matérielle ? Mais ce dernier n'est guère dupe, il connait les humiliations que peuvent engendrer sa situation et est préparé à y faire face. L'inquiétude exprimée quant à l'hécatombe due à l'épidémie de sida en 1990 et dont le visage de leur ami se juxtaposait en raison de sa sexualité.

L'humiliation de l'épouse bafouée, sa revanche et la peur d'un éventuel retour de situation envers un ancien amant qu'elle ne peut combattre à armes égales, même si son mari a fini par la choisir, elle ! Quant à cet époux, versatile dans ses choix mais ne voulant pas céder à sa véritable nature, il a choisi la raison plutôt que l'amour n'ayant pas le goût ou le courage d'assumer une vie sans une reconnaissance morale de la société et, sans descendance.

Il aura la franchise d'avouer que s'il s'agissait pour lui d'une manipulation, au début de leur relation, il a fini par succomber à l'amour vrai et rassurera son ancien amant en lui faisant comprendre qu'il n'a jamais joué le rôle de la "maitresse", mais celui d'un "ami". 

J'ai beaucoup aimé ce livre qui explore "l'âme" humaine. 

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31 décembre 2020

Love Me Tender - Constance Debré

Love-Me-Tender

Quatrième de couverture :

Je ne vois pas pourquoi l'amour entre une mère et un fils ne serait pas exactement comme les autres amours. Pourquoi on ne pourrait pas cesser de s'aimer. Pourquoi on ne pourrait pas rompre. Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas s'en foutre, une fois pour toutes, de l'amou"

Constance Debré poursuit sa quête entamée avec Play Boy, celle du sens, de la vie juste, de la vie bonne. Après la question de l'identité se pose la question de l'autre et de l'amour sous toutes ses formes, de l'amour maternel aux variations amoureuses. Faut-il, pour être libre, accueillir tout ce qui nous arrive ? Faut-il tout embrasser, jusqu'à nos propres défaites ? Peut-on renverser le chagrin ?

 

Editions : Flammarion : ISBN : 9 782081 471733 - Broché : 188 pages  -  Parution - Janvier 2020 - Prix : 18 €

 

Mon avis : ChezVolodia

Hum, rien à faire, j'ai toujours des difficultés avec l'écriture de cette auteure. Non seulement par son style, mais par le langage employé qui je subodore n'est pas le sien habituellement. Les phrases sont courtes, directes dans leur expression, limitées en vocabulaire. la plupart du temps. Il semble que ce soit une marque de fabrique. Quelques expressions en anglais, par imitation de Didier Lestrade, grossières par mimétisme avec Dustan ? bref pas ma tasse de thé.

Dans ce livre que je trouve un peu meilleur quoi que tout juste avec le précédent (Play Boy), Constance Debré revient sur son choix de changer de vie, ce qui pour elle implique de tout plaquer : carrière, époux, aisance matérielle afin de coller à la réalité du personnage qu'elle se veut donner : une lesbienne jouant sur le terrain des hommes, avec une mentalité de pseudos gays (oui enfin ce qu'elle croit) libérés tant sexuellement qu'émotionnellement. Une "gouinasse" tatouée, à la mode des faux mecs, squattant à droite à gauche aux hasards des disponibilités d'amies ou d'amantes, se vautrant dans le lit de femmes qu'elle méprise et utilise selon ses envies et son bon vouloir. Nous abreuvant de ses conquêtes et de séances de "baise" (dénominatif dont elle use et abuse) sans vergogne.

Bien que son amour de mère pour son fils Paul soit indéniable, elle l'a en partie perdu pendant deux ans, puis définitivement par la violence de ses choix. Quant à son époux, bien qu'il soit particulièrement difficile et délicat d'essayer de comprendre ce qui se passe dans un couple, nous n'avons que sa version des faits et les mesures de rétortions employées pour se venger d'une épouse qui l'a abandonnée tout en revendiquant une identité et une liberté sexuelle que peu d'hommes seraient enclins à supporter à défaut d'accepter, sont non seulement cruelles et mesquines.

Je confirme donc par ce dernier livre lu, que je n'apprécie pas cette auteure, que ce soit dans ce qu'elle revendique et dans sa manière de l'exprimer.

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