28 février 2012

Le Ramier - André Gide

9782070766918Quatrième de couverture :

Le 28 juillet 1907, André Gide, qui s'éjournait dans la propriété de son ami Eugène Rouart à Bagnols-de Grenade, non loin de Toulouse, fait la rencontre d'un jeune homme, Ferdinand, fils d'un valet de ferme.

Avec celui qu'il surnommera le "ramier", en raison d'une sorte de roucoulement qu'il produisait en faisant l'amour, l'écrivain presque quadragénaire va vivre une nuit d'extase dont il sortira "plus jeune de dix ans". A chaud, il écrira le récit lyrique et minutieux de cet épisode, et le fera lire à quelques proches, dont Jacques Copeau. Plusieurs fois, Gide reviendra à Bagnols, et se préoccupera du sort du jeune Ferdinand, qui mourra en 1910. Mais son Ramie, il ne le publiera jamais.

Près d'un siècle après qu'il a été écrit, voici donc, retrouvé récemment par Catherine Gide dans les dossiers de son père, ce Ramier totalement inédit que les lecteurs de l'écrivain découvriront avec bonheur : rarement Gide se sera montré aussi libre, aussi spontané.

Une étude sur Le Ramier, enrichie d'extraits inédits de la correspondance Gide-Rouard, complète ce volume.

Editions : NRF Gallimard - ISBN : 2 07 076691 8 - Broché 70 pages - Prix : 9 euros

Mon avis : Volodia

Ce livre n'a pas de qualité littéraire particulière, hormis qu'il n'avait pas vocation à être publié. Il s'agit d'une nouvelle érotique et autobiographique toute en élégance et en retenue" comme Gide sait le faire si naturellement. Son titre en est, s'il le fallait, la preuve : Le Ramier nom que Gide donne à son amant qui roucoule comme tel au moment de l'étreinte. Par ailleurs, ce qui pouvait passer pour une révélation sulfureuse pour l'époque, est pour la nôtre bien "sage".

Ceci dit, j'ai été beaucoup plus intéressé par la façon dont ont été découverts les feuillets narrant cette aventure, ainsi que par les relations Gide-Rouart. Les précautions d'usage, les codes de reconnaissance employés avant la revélation à l'un comme à l'autre de ce qu'ils sont et de ce et ceux qu'ils osent aimer... 

Je note également, la complaisance des épouses, filles de l'époque qui n'avait aucune illusion sur les goûts de leur époux, de leur père et qui si elles en avaient savaient fermer les yeux avec complaisance.

Posté par chezVolodia à 19:22 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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