29 juin 2020

Boy Erased - Garrard Conley

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Quatrième de couverture :

Arkansas 2004, Garrard a dix neuf ans lorsque ses parents apprennent son homosexualité. Pour ces baptistes conservateurs, la chose est inconcevable : leur fils doit être "guéri". Garrard  est alors conduit dans un centre de conversion, où tout est mis en oeuvre  pour le forcer à changer. Où la bible fait loi. Où Harry Potter est un livre pernicieux, où écouter Beethoven est interdit. Où on lui inflige une véritable torture mentale pour corriger sa prétendue déviance. Mais comment cesser d'être soi-même ?

Boy Erased est une immersion glaçante dans l'intégrisme religieux, le portrait d'un jeune gay en plein doute, mais aussi un message d'espoir et d'affirmation de soi.

 

Editions : J'ai Lu - ISBN : 9 782290 206416 - Poche : 411 pages - Prix : 8,50 euros

 

Mon avis : ChezVolodia

Danc ce live autobiographique, Garrad Conley revient sur une période de sa vie d'adolescent et/ou de jeune adulte de 19ans.

Issu d'une famille Baptiste intégriste très conservatrice d'une petite ville du Sud des Etats Unis, Garrad est un jeune homme semble-t-il sans problème. Il aime et est aimé tendrement par ses parents, ainsi que par sa communauté auxquels il s'efforce de faire honneur. Depuis son enfance, il fréquente une jeune fille Chloé que tout le monde considère comme sa petite amie.  Et son père, prédicateur évangeliste est en passe de devenir le pasteur de leur congrégation.

Au cours de sa première année d'université, un de ses condisciples le viole. Pour se dédouaner et éviter les conséquence de son acte ignoble, il téléphone aux parents de Garrard leur révélant l'homosexualité de leur fils. Inacceptable pour cette famille pieuse à la limite de la bigoterie. La menace est claire, soit leur fils change, soit il quitte leur domicile et renonce à l'avenir professionnel ambitionné, le père refusant de payer ses études.

Bon gré, malgré, Garrad accepte de suivre une thérapie devant le remettre dans le "droit chemin". Pour ce faire, il doit passer deux semaines, en journée,  dans un centre privé spécialisé dans les addictions, quelles qu'elles soient. L'homosexualité menant à la pédophilie, la zoophilie, l'alcoolisme, la drogue et pour finir le sida, les méthodes employées pour "guérir" les patients, sont : l'humiliation, la haine et le dégoût de soi, pouvant aller jusqu'au suicide. Le tout mené tambour battant par des pseudos thérapeutes/coachs - sans diplôme de médecine, ni de psychiatrie - leur passé d'ex quelque chose faisant office de références.

La discipline, ajoutée à la crainte de perdre l'amour de leurs parents et de celui de Dieu, sont telles qu'elles poussent les patients à s'autoflageller, remontant dans l'arbre généalogique de leur famille pour trouver les causes de cette homosexualité, s'inventant des péchés, lorsqu'ils n'ont plus rien à avouer sous l'insistance  disons le perverse desdits coachs, constituent une pression psychologique mortifère. Considérant que l'homosexualité est acquise et non innée, la véhémence de leurs propos l'isole, le font douter de sa santé mentale.

Au fil du récit, on ressent parfaitement le désarroi de Garrard, ses doutes, sa culpabilité, sa détresse et son désir de devenir "normal" afin de retrouver la fierté de ses parents, sa place dans la communauté. Mais également, son désir et son besoin d'affirmation de soi.

J'ai beaucoup aimé ce livre, et j'admire l'auteur de m'avoir tenu en haleine pendant toute sa lecture. Moi qui ne suis pas religieux ce n'était pas gagné, car tout le récit tourne autour de la foi, du péché. J'ai ressenti, cependant un décalage entre l'année ou se passe ces évènements 2004, et les images que je voyais défilés en lisant ce livre. En effet, j'avais l'impression que l'histoire se passait en 1950 tellement cette communauté me paraîssait arriérée.... 


19 avril 2020

Un certain Paul Darrigrand - Philippe Besson

 

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Un certain Paul Darrigrand

Cette année-là, j’avais vingt-deux ans et j’allais, au même moment rencontrer l’insaisissable Paul Darrigrand et flirter dangereusement avec la mort, sans que ces deux événements aient de rapport entre eux.

D’un côté, le plaisir et l’insouciance : de l’autre, la souffrance et l’inquiétude. Le corps qui exulte et le corps meurtri. Aujourd’hui, je me demande si, au fond, tout n’était pas lié.

Après, Arrête avec tes mensonges, Philipe Bessons poursuit son dialogue avec les fantômes de sa jeunesse et approfondit son souci d’exprimer sa vérité intime.

Editions : Julliard – ISBN : 9 782260 052845 – Broché : 211 pages – Prix 19 euros.

Mon avis : Volodia

L’histoire nous est racontée  à la première personne du présent, ce qui à mon sens, donne plus de force au récit et met l’auteur dans une situation de confidence, même si celle-ci est publique. 

Une photo retrouvée, fait ressurgir le passé. Une période déterminée dans l’existence, ou deux jeunes gens à l’occasion d’une rentrée universitaire se rencontre fortuitement. L’un des deux, assez réservé et voulant s’intégrer au mieux avec ses condisciples. Le second plus hardi, faisant des avances au premier, ébloui par l’audace dont fait preuve son camarade. 

Une amitié s’installe avec une sorte d’admiration du premier pour le second qui fait preuve d’une certaine autorité dans leur rendez-vous pour quelques sorties que ce soit.  Le premier tombe rapidement sous le charme du second et l’espoir d’une relation plus intime s’insinue dans son esprit. 

La douche froide intervient lorsque ce dernier lui précise être marié, et alors qu’il s’interroge sur ce qu’on attend de lui, le second lui fait l’aveu, dans un souffle se « sentir bien avec lui ». Leur relation évolue et lorsqu’il lui propose de rencontrer son épouse, c’est avec perplexité et fatalisme qu’il accepte. Un ménage à trois, voit le jour, le maître de ballet étant le second, l’épouse la dupe, et le premier, l’amant secret que l’on cache à l’épouse et au monde, le résigné….. 

J'ai beaucoup aimé ce livre, qui en toile de fond d’une histoire sentimentale nous restitue les actualités de l’époque (1988), attentats, émergence du sida. Philippe Besson, je l’ai déjà dit est comme René de Ceccatti, à l’écoute de son moi intime, il est également le vecteur des sentiments des autres, de ceux que l’on garde enfouit au plus profond de soi. Dans ce livre, il y excelle. Il émerge une sensibilité exacerbée et un don total don de soi, lorsqu’il est amoureux (je l’avais déjà remarqué dans ses œuvres précédentes). 

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04 novembre 2017

Les lunettes d'or - Giorgio Bassani

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Quatrième de couverture :

Dans Ferrare silencieuse et endormie, le bruit court que le docteur Fadigati, praticien respectable et aisé, estimé des "gens bien", est homosexuel. Rien de précis ne semble tout d'abord accréditer cette rumeur, et la "bonne société", reconnaissant à Fadigati une conduite irréprochable en apparence, ferme les yeux.  Mais, un jour d'été, le scandale éclate : l'honorable médecin est surpris en pleine idylle avec un jeune étudiant de la ville....

Editions : Folio - ISBN : 978 2 07 042829 8 - Poche : 332 pages - Prix : 11 €

Mon avis : Volodia

La première partie du livre campe le décor : Ferrare, ville de province italienne, à l'avènement du fascisme. Le Docteur Fadigati, praticien renommé, discret, apprécié de tous, généreux, entre-deux âges n'est toujours pas marié. Sa vie est rythmée entre ses aller-retour à l'hôpital et sa clinique privée en ville. Ses soirées sont toujours les mêmes bien qu'un peu mystérieuse. On peut l'apercevoir sortir de chez lui aux environ de 8h, 8h30 et se promener parmi la foule des rues commerçantes et bondées de la ville. Toujours seul, il fait une apparition au cinéma à 10h du soir et se mêle au "petit peuple" du parterre au lieu de réserver une place au balcon comme le voudrait son statut de notable.

Son célibat étonne la bonne bourgeoisie de la ville, d'autant qu'il est déjà âgé d'une quarantaire d'année, et qu'il a une situation financière plus que confortable. Comment se fait-il qu'il ne songe pas à fonder un foyer, et chacun d'y aller de ses suppositions allant jusqu'à le suspecter d'avoir une liaison inavouable avec une femme de condition sociale inférieure. Il n'en faut pas plus pour que les Ferrarais se mettent en chasse d'une fille susceptible de lui convenir.

Puis, un jour, on ne sait d'où vint la rumeur, des bruits commencèrent à courir comme quoi le Docteur n'aimait pas les femmes. Les Ferrarais sont surpris mais satisfait d'avoir découvert le secret de Fadigati. On s'étonne, car depuis 10 ans qu'il exerce dans la ville, on ne s'est aperçu de rien. On lui pardonne, en raison de sa réserve, de son style. Toutefois, on finit par se comporter différemment lui : On le salue brièvement le jour, et on fait semblant de ne pas le reconnaître la nuit. Car ce n'était pas un secret que l'on avait surpris, mais un terrible vice. On le disait en "affaire", avec un agent de police, un huissier de mairie marié, un ancien footballeur, rapports soigneusement clandestins. De fait, le secret de Fadigati commence à ne pas plaire du tout.

Au fur et à mesure du récit interviennent d'autres personnage dont le narrateur - on ne sais pas bien qui il est, ni son nom, hormis qu'il est juif ce qui dans l'Italie fasciste aura des répercussions - qui fait partie d'un groupe d'étudiants faisant chaque jour le trajet de Ferrare à Bologne et que le Docteur Fadigati ne tardera pas à rejoindre dans leur wagon de 3ème classe. On fait leur connaissance, notamment celle d'un certain Deliliers qui le qualifie de "vieille tante". Le Docteur essaye d'entrer dans leur groupe et se montre bienveillant envers eux, sauf Deliliers  qui se montre agressif et grossier alors que les autres étudiants nouent avec lui une relation amicale. Puis, avec le temps, le groupe commençe à lui manquer de respect. Tension et disputes éclatent.

Dans la seconde partie du livre : on retrouve la famille du narrateur qui passe ses vacances à Riccione sur la côte de l'Adriatique et ce, comme tous les étés précédents. Station balnéaire fréquentée par la haute bourgeoisie Ferraraise. A peine arrivé, il entend parler de l'amitié scandaleuse que le Docteur Fadigati entretien avec Deliliers - Le couple improbable. On ne sait pas vraiment ce qui les unit et/oui ce qui les a rapprochés - qui s'affiche d'hôtel en hôtel sur la côte. Deliliers se pavane dans une voiture de sport rouge offerte par Fadigati, qui n'est plus le Docteur  Fadigati, ni même Fadigati, ni même Docteur, mais un amoureux transi, un simple pantin qu'on peut humilier à volonté. Le soir, il passe ses soirées à boire pendant que Deliliers s'affiche avec les jeunes filles, les femmes les plus élégantes et les plus en vue, les faisant danser et les raccompagnant au volant de la voiture rouge.

Le scandale finit par éclater, lors d'un dîner dans la salle du restaurant de l'hôtel, alors que Fadigati reprochait à son jeune ami sa conduite, celui-ci lui assèna son poing en pleine figure pour finir par partir avec l'argent et divers biens du docteur, en quête d'une autre vieille femme ou homme à plumer.

Parallèlement à ces évènements d'autres tous aussi tragiques se jouent. Mussolini calquant sa politique raciale sur celle d'Hitler fait promulguer ses premières lois raciales sous l'indifférence de la haute bourgeoisie et des juifs de la bonne société tous adhérents de la première heure au parti et qui croient que cela n'ira pas plus loin... 

A la fin de l'été, au retour à Ferrare le narrateur comme Fadigati se retrouve dans un destin commun, fait de relégation, d'humiliation, d'opprobre, de dégoût et de solitude. Ils se revoient un soir, par hasard, il apprend que le poste que le docteur occupait à l'hôpital lui a été retiré. Il lui propose de partir, mais Fadigatti répond qu'il ne sert à rien de fuir. Les deux hommes se retrouvent en quelque sorte dans la même situation. L'un homosexuel avec le risque d'être déporté, l'autre juif avec le même avenir. Tout deux dénigrés. Fadigatti désabusé et épuisé trouvera une porte de sortie....

J'ai bien aimé ce livre, malgré que la première moitié soit assez lente, beaucoup de descriptions pas vraiment nécessaires,  ce livre n'étant pas historique, mais un roman qui se déroule à une période donnée de l'histoire, celle-ci, en étant la toile de fond. La seconde moitié du livre était plus captivante, plus dynamique, dans le sens ou on entrait dans le vif du sujet. 

 

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13 juillet 2016

Contes d'amour des samouraïs- Saïkakou Ebara

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Quatrième de couverture :

Ces contes d'amour rédigés par le grand écrivain Saîkakou Ebara sont la peinture des moeurs de ces chevaliers féodaux, prompts à s'aimer entre eux afin de ne pas tomber dans les rets d'amours féminines jalonnées d'artifices. Car la relation avec une femme passait, dans le milieu des guerriers, pour rendre un homme faible, lâche et.... efféminé.

pourtant, la voie de l'amour mâle n'épargne pas ses adeptes, même lorsqu'ils sont d'insignes combattants. Les affres de passions parfois douloureuses - au point qu'un certain nombre d'entre-elles se soldent par le suicide.

A travers ces treize récits, c'est toute la beauté et la complexité du Japon du XVIIème siècle qui prend corps sous la plume libertine et chevaleresque de Saïkakou.

Editions : Cartouches - ISBN : 9 782915 842951 - Broché 125 pages - Prix : 10,20 euros.

 Mon avis : Volodia

Ce livre est un petit bijou. Il dépeint les moeurs féodales chez les samouraï ou semble-t-il la pédérastie (et non pédophilie je le précise) était chose tout à faire courante et normale vu leur haute opinion des femmes. Celles-ci n'étant considérées que pour leur rôle de reproductrice.

C'est beau, doux, délicat, raffiné, poétique. Sans phrase indécente et/ou obscène.  L'adulte y tenant le rôle d'initiateur, de maître de la connaissance comme aux temps des grecs et des romains, alors que les pages (apprentis et/ou jeunes samouraïs) y faisaient office d'élèves, le favori étant élevé au rang d'amant.

Dans ce livre, il est question d'amour sincère (du samouraï) envers le page (favori) qui l'accepte et lui rend au centuple, de traitrises (par un serviteur ou un autre page jaloux), de bravoure face à l'adversité et surtout d'honneur porté jusqu'au boutisme (donc la mort par hara-kiri). Quelques femmes y font leur apparition, réduites à l'état d'empêcheuses de tourner en rond, souvent haïes quand elles ne sont pas tout simplement ignorées.

Un livre à offrir sans modération à votre aimé...

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19 juin 2016

Les dandys de Manningham - (Le siècle des grandes aventures 2) - Jan Guillou

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Quatrième de couverture :

A l'issue de ses études en génie civil à Drestde, Sverre, le frère d'Oscar et de Lauritz - dont on suivait les aventures dans les ingénieurs du bout du monde -, s'enfuit à Londres avec son jeune amant, Albert.

Ce dernier vient d'hériter du titre de Comte de Manningham et doit désormais veiller au bon fonctionnement de son grand domaine dans le Wiltshire. Au lendemain des oursuites à l'encontre d'Oscar Wilde, l'heure n'est pas à l'acceptation de l'homosexualité et les deux amoureux sont contraints de trompter les apparences au sein de l'aristocratie anglaise.

Heureusement pour échapper aux règles strictes de la bienséance, il y a les artistes libertins du Bloomsbury Group et la joyeuse effervescence intellecturelle et artistique qui les accompagne. Et si les nuages menaçant de la Grande Guerre obscurcissent déjà l'horizon, personne ne semble encore s'en soucier...

Le deuxième volet de la passionnante saga de Jan guillou sur l'histoire du XXème siècle, revisitée à travers le destin de personnages tous plus attachants et inoubliables les un que les autres.

 

Editions : Babel - ISBN : 9 782330 053260 - Poche : 411 pages - Prix ; 9,70 euros

 

Mon ressenti : Indiangay

Bien qu'il existe un tome 1 et qu'il existera vraisemblablement un tome 3, ce volume peut être lu avec toute la compréhension souhaitable, puisqu'il fait état d'une partie, d'une étape, dans la vie de Sverre, un des trois frères vikings norvégiens.

Dans ce volume : Après avoir été diplômé Ingénieur des chemins de fer, frais émoulus de Dresde (Allemagne), Sverre au lieu de rembourser comme, il s'y était engagé avec ses deux frères, la société de bienfaisance "La Bonne Intention" de Bergen (Norvège) qui leur avait à tous trois payée les études, décide de s'enfuir en Angleterre avec son ami Lord Albert Manningham, surnommé Albie, diplômé lui aussi de la même université.

Les deux hommes ont de grands projets pour améliorer le confort des passagers des chemins de fer tant niveau moteur, poussière, suspension des locomotives et des wagons. Toutefois, après quelques mois, il s'avère qu'ils sont l'un et l'autre plus passionnés d'art que de techniques. De part ses obligations de Lord implicant la gestion d'un domaine, Albie continue à s'investir dans son métier alors que Sverre se tourne de plus en plus vers la peinture. 

Au fur et à mesure du déroulement de leur vie, nous suivons non seulement les progrès techniques  du début du 20ème siècle, mais également le carcan qui régit les règles de cette fin du 19ème siècle, avec ces apparences qu'il convient de sauver à tout prix alors que personne n'est dupe. Ces dames, qui bien qu'éduquées selon l'étiquette, jouent les "cache-tapettes'" ou trouvent des moyens d'émancipation avec l'approbation de leur "mari de complaisance".

J'ai particulièrement aimé la façon dont s'insèrent dans le roman les évènements historiques, les raisons qui ont poussé des hommes d'un bout du monde à l'autre, à s'affronter sous prétexte d'apporter la civilisation en Afrique, en prétextant que c'était bien pour eux, que c'est ce que les africains voulaient, puis les répressions disproportionnées pour leur soulèvement et qui n'ont profité qu'aux propriétaires d'exploitations de caoutchouc, de minerai et autres...

La description des critiques sur les premières expositions des peintres impressionnistes français au travers des journaux britanniques de l'époque est effroyable, aussi bien par la virulence de leur propos, que par la violence antifrançaise qui s'y dégage, et le nationalisme triomphant d'un peuple replié sur lui-même, presque maître du monde par ses colonies, mais tellement imbu de sa supériorité et de son bon droit. 

Le scandale des premières suffragettes. Le profilage au loin de cette guerre avec l'Allemagne, dont les anglais estimait qu'elle ne pouvait avoir lieu, tellement ces deux nations étaient amies, se complètaient, et dont personne ne voulait sauf la France pour récupérer des territoires perdues par la guerre de 1870. Les sentiments nationalistes exacerbés lorsque celle-ci éclate, la chasse aux hommes en âge d'être sous les drapeaux, et qui pour une raison ou une autre ne le sont pas, avec en toile de fond la lâcheté pour les homosexuels, la traitrise pour les pacifistes, avec passage à tabac sous les yeux d'une foule déchainée et de policiers complices, avec pour parfaire cette mise en scène la remise d'une plume blanche symbole par excellence de couardise...

Ce livre à tout pour plaire, une histoire de progrès technologique, une histoire d'amour, des évènements historiques et une fin intéressante. Je me permets de le recommander à la lecture.

 

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A propos de l'Auteur :

Né en 1944 d'un père français et d'une mère norvégienne, Jan Oscar Sverre Guillou est l'un des plus célèbres écrivains et journaliste suédois. Ses oeuvres se sont vendues à plus de dix millions d'exemplaires en Suède et son traduits en une vingtaine de langues.

 

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25 mai 2015

Le baiser de la femme araignée - Manuel Puig

LE BAISER DE LA FEMME ARAIGNEE

Quatrième de couverture :

Molina, homosexuel arrêté pour attentat à la pudeur parle, et Valentin le militant de gauche en cheville avec des groupements politiques clandestins, écoute. Derrière les murs et les barreaux de la prison de Villa Devoto, le dialogue est leur seul échappatoire.

Molina raconte à Valentin les films qu'il a vus, quand la liberté n'était pas un mirage lointain, et de tous les détails dont il se souvient. Les récits merveilleux, les histoires étranges, le suspense, les stars aux visages d'ange.

L'imagination dans la nuit poussiéreuse de leur cellule est comme un avant-goût de liberté qui les attend peut être. Mais malgré la complicité qui lie les deux hommes, Molina n'a pas encore fait tomber le masque...

Editions : Points - ISBN : 978 2757 8317 86 - Broché 50 pages - Prix : 8,70 euros

 

Mon avis : Volodia

Deux prisonniers partagent un cellule dans l'Argentine de la dictature militaire : Molina, étalagiste homosexuel, personnage frivole et égocentrique, emprisonné pour corruption de mineur, et Valentin, accusé de subversion et obsédé par la femme qu'il a abandonné pour s'engager dans la lutte révolutionnaire.

Pour oublier les séances de torture auxquelles ils sont régulièrement soumis, Molina commence à raconter à Valentin les intrigues des vieux films romantiques qu'il adore. Réticent au départ, Valentin rejoint Molina à l'intérieur de cet univers glamour et sentimental, attendant la prochaine histoire avec impatience. Molina, lui, finit par embrasser la cause de Valentin.

Le face à face des acteurs avec la violence de Valentin mis en parallèle avec la "fluidité" de Molina est parfois insoutenable. La situation des personnages des scénarios de Molina reflétent la relation entre les deux hommes, qui passe de l'indifférence à l'amitié, de la compassion à l'amour.

Une rencontre fascinante entre la question du "compromis" essentielle aux débats politiques et les prérogatives de la fantaisie et de l'imagination.

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La piscine-bibliothèque - Alan Hollinghurst

 

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Quatrième de couverture :

Véritable bombe littéraire qui suscita les passions lors de sa parution en Angleterre. La piscine-bibliothèque est le premier roman d'Alan Hollinghurst. Lauréat  du Man Boocker Prize pour La ligne de beauté et prix du Meilleur Livre Etranger pour L'enfant de l'étranger, il est depuis considéré comme l'un des plus grands romanciers anglais contemporains.

Introuvable en France depuis plus de dix ans, cette oeuvre majeure reparaît dans une nouvelle et magistrale traduction établie en collaboration avec l'auteur.  Elle nous plonge dans l'atmosphère  débridée du Londres des années 1980, avant que le sida ne décime la communauté homosexuelle.

Au bord de la piscine du Corinthian, lieu de drague et de sexe, un jeune dandy extraverti rencontre un homme plus âgé, puissant et conservateur, qui lui demande d'écrire sa biographie.

Editions : Albin Michel - ISBN : 9 782226 314581 - Broché 534 pages - Prix : 26 €.

 

Divers avis :

"Certainement le meilleur roman jamais écrit par un auteur anglais sur l'homosexualité"

Edmund White, Sunday Time

"Le premier roman en Angleterre à avoir abordé l'homosexualité dans un contexte moderne... Un roman historique et précurseur"

The Guardian

 

 Mon avis : Volodia

Ce roman est un récit exubérant de l'homosexualité telle qu'elle était vécue en 1983 et réflète l'hédonisme du dernier été du genre avant que la crise du sida ne se déclenche réellement. Ce roman, assez trash, se complait dans la compagnie d'hommes et dans le sexe homosexuel.

Deux vies sont opposées, celle de Lord Nantwich, ancien administrateur colonial en Afrique et celle de William Beckwith, jeune homosexuel indépendant.

Après avoir sauvé la vie de son ainé, William accepte d'écrire sa biographie et prend possession de ses journaux. Ceux-ci offrent un récit parallèle et les ressemblances dérangeantes qui unissent la vie des deux hommes, malgré la différence de génération, deviennent de plus en plus évidentes. Le racisme et les insultes persistent. Quinze ans après la légalisation de l'homosexualité, les homosexuels sont toujours persécutés et l'arrestation d'un ami de William par un policier en mission clandestine, lui-même gay, fait écho aux circonstances qui ont valu à Nantwich un séjour en prison en 1950.

Malgré une liberté licencieuse, l'oppression n'est jamais très loin dans ce roman, et le soupçon de nostalgie vis-à-vis de cette dimension érotique qu'offre l'illégalité met en évidence la complexité du désir. Le bémol mis à la libération homosexuelle contemporaine par les dangers de pratiques homosexuelles illicites nous rappelle que loin de sombrer dans l'autosatisfaction, nous devons tant aux défaites passées qu'aux victoires présentes.

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22 mars 2015

Minorités - Didier Lestrade

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Quatrième de couverture :

Le site Minorités, créé en 2008 par Didier Lestrade, Laurent chambon, et Mehmet Koksal avait l'ambition de créer une base d'expression la plus libre possible, pour tout le monde. Ce fût un OVNI dans le paysage éditorial - un petit think tank sur les marges et les intersectionnalités. Des textes puissants, des interviews complètes, des appels au secours énervés, des litanies personnelles, des tergiversations intimes, des manifestes et de l'humour...

L'idée initiale était de rendre compte de l'extrémement petit pour intervenir dans le champ politique plus large. Apparu avec la première année de la crise économique, il était évident que de nombreuses personnes, connues ou pas, auraient à s'exprimer à un moment où les injustices et les haines se développaient à cause d'une disparité de plus en plus révoltante entre les riches de ce monde. et nous, les autres. Dans la préface, Didier Lestrade explique :

"Et en tant que gays dans une époque marquée par le 11 septembre, et les émeutes de 2005 en France, notre rôle était d'ouvrir un média entièrement consacré à ce pont entre les communautés. Dans notre  joli pays, cela se résume souvent à parler des Arabes et des Noirs et de l'Islam. Et pour établir que ces sujets minoritaires n'étaient pas sans lien avec d'autres sujets en retard dans la Société, il fallait s'exprimer librement sur les séropos (ou pas), les transgenres, les autistes, les voguers, les clubbers, les jeunes, les putes, les Basques, les immigrants, les Asiats et les Africains, les vieux gays, le chomdu, la colonisation, l'outing, etc..."

Minorités aura pensé les contours du monde qu'il nous appartient maintenant de réinventer. Mais avant ça, relire ce qu'ils/elles en disaient...

Editions : Des ailes sur un tracteur - ISBN : 978 1 291 780277 - Broché : 264 pages - Prix : 18 €

 

Mon avis : Volodia

Le projet était ambitieux, mais avait le mérite d'attirer notre attention non seulement là où ça fait mal, mais encore de faire connaître et d'aborder des sujets encore tabou relatifs à la communauté  gay.

Ce livre est une prolongation de ce site qui, malheureusement pour nous, a été fermé par décision de son créateur, et reprend certains articles spécifiques à un problème de société particulier. Ces articles ont été réalisés par des personnes  : Journalistes, Universitaires, Transsexuelles, Prostitué (e), Cinéaste, Médecins, de différentes nationalités, toutes impliquées à divers degrés dans un des probèmes soulevés.

Alors bien évidemment on ne peut être d'accord sur tout et encore moins de la manière dont les évènements sont présentés, qui relèvent également de la façon dont ils ont été vus et compris avant d'être retranscrits, mais ils ont tout en commun le mérite de nous faire nous interpeller, nous faire réfléchir, la solution ne pouvant appartenir qu'à nous. Je pense notamment aux articles : Gays et la crise, "Juif-arabe", une identité confisquée. Gays du slam à revendre.

D'autres, m'ont semblé de parti pris avec des idées, des raccourcis et des réflexions toutes faites, telles celles de Didier Lestrade sur : Le porno gay au secours de la propagande israélienne, l'Islamophoblie, et j'en passe et des meilleurs, mais quand Didier Lestrade dit lui-même dans un de ces livres qu'il aimerait un jour baiser avec un noir (ce qui manque semble"t-il à son palmarès) on ne doute pas qu'il est un grand ami de ceux-ci, et des musulmans blancs, n'est-il pas né en Algérie, une certaine nostalgie pour un passé révolu, et ou on pouvait faire ce qu'on voulait des et ou avec des fellahs?

Certains articles m'ont un peu saoulé par leur récurrence tel  celui : d'Hélène Hazera sur "Basta" avec vos fantasmes sur les Trans. Hum on connait son histoire et son parcours  par coeur, de même son combat et les revendications des trans. Au point d'en être écoeuré comme d'une chose que l'on a trop consommée.

Reste que ce livre est à lire en témoignagne de ce qui a été accompli, de ce qui est actuellement et resterait à changer pour faire de notre monde sinon une société idéale, une société plus juste. 

 

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04 avril 2014

En finir avec Eddy Bellegueule

Eddy bellegueuleQuatrième de couverture :

"Je suis parti en courant, tout à coup. Juste le temps d'entendre ma mère dire Qu'est-ce qui fait le débile là ? Je ne voulais pas rester à leur côté, je refusais de partager ce moment avec eux. J'étais déjà loin, je ne n'appartenais plus à leur monde désormais, la lettre le disait.

Je suis allé dans les champs, j'ai marché une bonne partie de la nuit, la fraicheur du Nord, les chemins de terre, l'odeur de colza, très forte à ce moment de l'année. Toute la nuit fut consacrée à l'élaboration de ma nouvelle vie loin d'ici".

En vérité, l'insurrection contre mes parents, contre la pauvreté, contre ma classe sociale, son racisme, sa violence, ses habitudes, n'a été que seconde. Car avant de m'insurger contre le monde de mon enfance, c'est le monde de monde de mon enfance qui s'est insurgé contre moi. Très vite, j'ai été pour ma famille et les autres une source de honte, et même de dégoût. Je n'ai pas eu d'autre choix que de prendre la fuite. Ce livre est une tentative pour comprendre.

 

Editions : du Seuil - ISBN : 9 782021 117707 - Broché 220 pages - Prix 17 euros.

 

 

Mon avis : Volodia

Ce livre soit on l'aime, soit on le déteste. Mais en aucun cas, il ne peut laisser indifférent ou faire place à un sentiment mitigé. Pour ma part je l'ai aimé.

L'auteur indique sur la couverture "roman" mais à mon sens, il s'agirait plus d'une autobiographie romancée ce qui n'est pas tout à fait la même chose, car si certains faits peuvent paraître "exagérés", il n'en reste pas moins que le fonds sonne juste.

Edouard Louis nous envoie, en pleine figure, son enfance et son adolescence, passées dans un village de province, en l'occurence la Picardie, marqué par la misère sociale : la pauvreté matérielle bien sûr, mais surtout intellectuelle et morale.

Sa manière d'être qui dès l'enfance le démarque de sa famille et des autres garçons du village. Maniéré sans le vouloir,  faisant de grands gestes pour accompagner ses paroles, un déhanchement significatif lorsqu'il se meut le fait qualifier de "bizarre" avant d'être identifié comme "PD" par des camarades d'écoles.

Les parents complètement dépassés par leur fils et ne sachant comme s'y prendre lui font souvent des "remarques",  idem les copains, amis et relations dans le village. Seuls deux gamins de son école osent l'insulter et le maltraiter. Ce qu'il accepte comme un fatalité. Il attend du reste tous les jours, dans un couloir peu fréquenté de cette école, l'humiliation suprême, des coups, d'un crachat sur la manche de sa veste qu'il se devra de ravaler.

Ce livre écrit avec ses tripes a déchainé les passions, bonnes ou mauvaises, car il s'en dégage une force inattendue. C'est la révolte d'un jeune homme de 20 ans éructée avec toute la honte et la violence des humbles et des humiliés. Pas de temps de ménager la dignité des uns et des autres. Il fallait que cela sorte pour ne pas sombrer ni continuer à se mépriser.

Je pense toutefois que si Edouard avait écrit son livre quelques années plus tard, l'impact n'aurait pas été le même, car l'écriture aurait été toute autre. Il aurait eu le temps du recul, relativisé ses séances de tortures morales infligées par ses camarades. Il n'aurait pas eu l'audace, certainement par pudeur, de détailler ce "milieu" d'où il vient, ou l'ambition des hommes se résument à entrer à l'usine, comme leur père avant eux, celles des filles à être caissière au supermarché du coin. C'est également parce qu'il s'en est "sorti" en faisant des études qu'il s'est rendu compte de ce à quoi il avait échappé, et qu'il peut se permettre lui et pas un autre de le raconter.

Nous savons tous qu'il existe un monde à deux vitesses, fait de différences sociales plus ou moins importantes selon que l'on est de la ville, de la banlieue et/ou de la campagne, selon le bagage intellectuel et/ou l'éducation reçue. La différence sociale a toujours existé et existera toujours. Nous aimons en lire les descriptions, comme pour nous conforter dans nos opinions voire nos certitudes (notre côté voyeur sans doute),  mais ne voulons surtout pas la voir et encore moins la côtoyer de peur qu'elle nous contamine. Il est tellement plus facile de juger.

En lisant ce livre, je n'ai pu m'empêcher de penser que ce récit pouvait être appliqué partout dans le monde et dans n'importe qu'elle province.  Ici, Eddy était pris à partie car supposé homosexuel, mais il aurait pu être noir, juif, handicapé, le résultat aurait été identique, car malheureusement plus on vit dans un milieu bas intellectuellement (je ne dis pas pauvre financièrement, car cela n'a rien à voir) plus les gens sont primaires, méchants, à croire qu'ils font payer à plus malheureux qu'eux leur détresse personnelle.

Une remarque positive pourtant sur cette province, Eddy est entré lycée dans une ville de province où il a été de suite intégré, s'il avait vécu à Paris  ou était entré dans un lycée parisien, je ne suis pas convaincu qu'il aurait été accepté, non en raison de son homosexualité présumée, mais par mépris de la classe sociale d'où il venait.

 

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20 juillet 2012

Ils m'appelaient Fanchette - Jean-Paul Tapie

9782845472433

Quatrième de couverture :

Parce qu'il était un peu différent de ses camarades, Germain Fanchet a été le souffre-douleur de toute sa classe. De la seconde à la terminale, la vie au lycée a été pour lui un enfer quotidien. Les humiliations, les injures, les coups parfois ont fini par le persuader lui-même qu'il était "anormal".

Trente ans ont passé, Fanchet est devenu infirmier aux Urgences. Il a caparaçonné son coeur, il a pratiqué le sport et la musculation jusqu'à en imposér aux autres hommes. Il est devenu cynique et volontiers moqueur et n'a jamais pu vivre une histoire d'amour au-delà de quelques mois.

Et voilà qu'arrive dans son service un accidenté de la route. L'homme est salement amoché, mais Fanchet reconnaît immédiatement son principal tourmenteur, la bête noire du lycée, celui qui, jour apèrs jour pendant trois longues années, à joui de le torturer : Rémi Laurent-Dubreuil. Tout lui revient alors en mémoire, et le projet d'une vengeance définitive, celle qui lavera les offenses faites à toutes les "fanchettes" de la terre, germe bientôt dans son esprit...

Editions : H & 0 - ISBN : 9 782845 472433 - Poche 188 pages - Prix : 5,20 euros

 

Mon avis : Volodia

Il croyait avoir tout oublié, mais il avait simplement appris à composer avec ses douleurs.

... " Les bourreaux croient toujours que leurs victimes ont la mémoire aussi courte que la leur parce qu'elle se taisent. Mais les victimes n'oublient jamais ; elles enjambent..."

L'homme qu'il est devenu s'est construit autour de ce traumatisme. Les heures passées en salle de musculation pour se constituer un corps, pour apprendre à se défendre, tenter d'oublier le collège

"... Je rembourrais mes rares conversations. Je n'en finissais pas de me protéger..."

comprendre sa différence. Et, pour cela il part en Israël 3 ans à la recherche de lui-même, en travaillant dans des kibboutz.

"... Israël  m'a donné une leçon que j'ai retenue : Que l'on peut, que l'on doit même survivre à l'insulte et à la haine ce qui est leur unique façon de leur donner un sens..."

Ce livre s'écrit au présent avec des retours au passé. L'auteur se raconte avec une grande sensibilité. Nous partageons ses émotions au fil des lignes : la peur de la proie, l'humiliation du jeune homme, sa lâcheté provoquée par la non compréhension de ce qu'il est, et pourquoi cet acharnement à son encontre. Ses espoirs d'un avenir et d'un amour plus conforme à ses aspirations, et ses déceptions sans cesse renouvelées à la sortie des saunas et autres bars ou boites gays ou on ne prend même pas la peine de lui parler mais de l'évacuer d'un simple geste de la main eu égard à la banalité de son physique.

Son esprit de vengeance toujours vivace après 30 ans, et qu'il assouvira non en tuant son ennemi, alors qu'il est à sa merci, mais en l'humiliant comme il l'avait été lui, en lui faisant éprouver la peur, "la peur animal de Fanchette".

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