16 mars 2016

Objet de toutes les convoitises - Jeanne Bourdin

objet de toutes les convoitiises

D’où vient cet attrait irrésistible que le jeune lord Donagh exerce sur son entourage ?

A trente-cinq ans, unique héritier d’une immense fortune, c’est un des hommes les plus convoités de Londres. Brillant avocat, charmeur à l’élégance rare, ce modèle de flegme dissimule une nature passionnée.

Son idylle avec Dimitri, un danseur étoile, nourrit les pages people des magazines. Mais en secret Alexander s’éprend de Mark, son associé, qu’il sait pourtant parfaitement heureux avec sa femme, Joyce…

Editions : Pocket – ISBN : 978 2 266 14698 2 – Poche - pages : 250 – Prix : 6,80 €

Mon avis : Volodia

Le moins que l’on puisse dire est que l’auteure ne ménage pas sa peine pour nous dépeindre son personnage principal, Alexander, lord Donagh, illustre descendant d’une des plus grandes familles aristocratiques britanniques, héritier de l’immense fortune familiale, hautain, froid, manipulateur et homosexuel vivant en couple avec Dimitri, un danseur russe. Peut- être même en fait-elle un peu trop. En effet, il me paraît inutile qu’à chaque entrée en scène d’un nouveau personnage, l’auteur nous rappelle la position sociale d’Alexander et nous décrive les avantages qui en découlent.

Je trouve Mark un peu « mou ». Ses atermoiements conviennent plus à un jeune homme qu’à un homme fait, qui plus est marié et avocat de surcroît, surtout lorsqu’on sait ce que ce métier implique de rigueur et de dureté de sentiments. Habitués aux roueries des affaires, il semble bien naïf face aux avances d’Alexander. De plus, j’ai beaucoup de mal à concevoir qu’un homme qui n’est pas bisexuel puisse être attiré par un autre homme. Or d’après le récit qu’en fait Jeanne Bourdin, ce ne serait pas le cas. Il aurait, donc dû, en toute logique, soit rompre tout contact avec Alexander et démissionner de son poste, soit se ficher en colère et mettre son poing dans la figure de l’odieux personnage qui se permettait des privautés.

Joyce, joue le rôle de la ravissante idiote, pour ne pas dire dinde, journaliste dans un magazine people, sûre d’elle-même, d’être aimée pour sa féminité par un époux avec qui elle se complaît à jouer les coquètes, tout en faisant du charme et en papillonnant auprès d’Alexander.

Quant à Dimitri l’amant russe d’Alexander, il réunit tous les clichés : danseur étoile, homosexuel haut en couleur, aimant les vêtements et les boîtes à la mode… Ses pensées intimes dévoilées par l’auteur lors de ce récit ne correspondent pas au caractère slave, De plus, il fait preuve d’un certain don divinatoire quant aux sentiments que portent Lord Donagh à Mark, et d’un certain « flegme » lorsque ceux-ci se confirment à son détriment.

Ce qui m’a semblé le plus réaliste, ce sont les réactions de Joyce lorsqu’elle s’aperçoit que son mari lui échappe et qu'il n'est guère possible pour elle de rivaliser. Idem celles des parents de Mark qui ne peuvent concevoir qu’il abandonne son épouse pour un homme. La fin du roman ressemble, à mon sens, un peu à de la littérature à l’eau de rose...

Posté par chezVolodia à 09:46 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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