26 avril 2011

Le Testament d'Oscar Wilde - Peter Acrkoyd

TESTAMENT_OSCAR_WILDE_PETER_ACKROYD19 mai 1897 : Oscar Wilde est libéré de prison, après deux ans de travaux forcés pour homosexualité.

Dès le lendemain, résolu à quitter l’Angleterre qui lui a fait payer si cher sa liberté d’esprit et de mœurs, Wilde débarque à Dieppe. Séjournant quelque temps dans la région, il commence sa fameuse Ballade de la geôle de Reading. Ce sera sa dernière épreuve.

 

Fin 1897, Wilde s’installe à Paris : livré au besoin et à la solitude, c’est là qu’il finira ses jours trois ans plus tard. Il n’écrira plus une ligne, laissant à jamais dans l’ombre du secret les réflexions que pouvaient lui inspirer sa gloire passée et sa présente infamie.

 

Il fallait un sacré culot pour prendre la plume à la place de Wilde lui-même : pourtant, le pari est tenu. Fin connaisseur de la vie et de l’œuvre de l’écrivain, Peter Acrkoyd interprète à  merveille  sa partition, au sens où le soliste interprète le compositeur . Supposant que Wilde a tenu son journal durant ses dernières années de vie, il nous donne de la bouche même du maître la version originale des faits, par-delà tout le faisceau de rumeurs et de légendes qui ont entouré l’homme et l’écrivain.

 

Peter Ackroyd est né à Londres en 1949. Diplômé de Cambridge et de Yale, il écrit dans de nombreux journaux : au Spectator, il couvre la critique cinématographique, au Times, la télévision, et au Sunday Times, les livres. Le testament d’Oscar Wilde est son second roman. On lui doit divers ouvrages de poésie et de critique littéraire (notamment sur le modernisme, Ezra Pound…).

 

Posté par chezVolodia à 19:01 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,


06 décembre 2009

Oscar Wilde - Frédéric Ferney

Oscar_wilde"Nul ne fut, en son temps, plus admiré et plus dénigré que lui. Oscar Wilde appartient à la race malheureuse des sceptiques des fainéants, des esthètes. Mais ce n'est ni un cynique ni un fripon. Oscar le pitre ou Wilde le martyr ?

Toujours tenté par la dernière extrémité, imbu et un peu las de soi sans être dégoûté du monde, le trublion de l'Angleterre victorienne a été grisé par sa suprématie, foudroyé par le succès, puis il a connu l'opprobre, le déshonneur, la chute.

De l'épreuve subie et obscurément désirée - le procès -, la prison, l'exil -, qui anéantit le poète, l'homme sortira modifié, "auréolé", plus larde de gront et d'épaules devant ses juges. Mais nul n'a été plus lucide ni plus aveugle, sans jamais se renier."

Tout entier sous le charme de cet écrivain cabotin et agaçant, Frédéric Ferney en offre au lecteur un portrait passionnait. S'il avoue s'être demandé parfois "avec la naïveté du biographe attendri" qu'il n'est pas, s'il aurait pu être l'ami d'Oscar Wilde, il nous prouve avec brio et générosité, d'une plume trempée d'humour, qu'il lui est indéfectiblement attaché.

Romancier, critique dramatique, journaliste et animateur de l'émission littéraire Le Bateau Livre sur France 5, Frédéric Ferney est l'auteur de nombreux ouvrages dont La comédie Littéraire, Eloge de la France Immobile, et Le dernier amour de monsieur M.

 

 

Posté par chezVolodia à 18:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,