06 janvier 2013

Maisons closes 1860-1946 - Nicole Canet

Maisons closesQuatrième de couverture :

Les différences rubriques du catalogue :

Les lieux, les pensionnaires, les tableaux vivants, les fessées & flagellation, lingerie libertine. Bordels d'hommes, guides et publicités, les jetons, les objets. Peintres & Illustrateurs, cartes postales, chansons, journaux illustrés, littérature. Cinéma, Prison Saint Lazare, Fermeture.

 

Editions : Nicole Canet - ISBN : 978 2 9532351 0 4 - Prix 65 €

 

Mon avis : Volodia

 La présentation apportée à ce livre est soignée, bien qu'à mon avis, une jaquette un peu plus précieuse aurait  été plus en adéquation. Ce livre est une véritable mémoire de la prostitution, Nicole Canet nous détaille la composition des plus célèbres maisons de rendez-vous du 19ème siècle par le bais de textes, photos, lettres de dénonciation, rapports de police.

Mis à part les déboires avec la morale et la justice, c'est tout un petit monde qui gravitaient autour : En haut de l'échelle, le tenancier, la maitresse (souvent un ancienne prostituée mise là par son proxenète après de bons et loyaux services de "gagneuses", la sous-maitresse, les pensionnaires, parfois les "jésus" prostitués hommes. 

Et C'est tout un commerce et de petits métiers qui vivaient de ces dames : marchands de meubles, décorateurs, médecins, couturières, lingères, blanchisseuses, entremetteurs, photographes et peintres spécialisés, vendeurs de cartes postales interdites sous le manteau, sans compter l'attirail pour les amateurs : fouet, cravache, corde, etc..

On y apprend une foule de choses, comme les jetons spécifiques à chaque maison qui étaient "la monnaie" en vigueur pour payer les services que l'on voulait, les heurtoirs particuliers : en forme de phallus pour les bordels masculins, et bien d'autres choses encore.

Livre à découvrir donc.

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31 décembre 2012

Djuna Barnes - Andrew Feld

1Djuna Barnes est l'un des écrivains majeurs de la première moitié du XXème siècle. Son oeuvre difficile et rare qui culmine avec la publication en 1936 en Angleterre du Bois de la nuit, un roman où se devinait la trace du génie, a ouvert la voie à un véritable culte. T.S. Eliot, qui fut son éditeur anglais, Dylan Thomas, Eugene O'Neil, Beckett, Lawrence Durrell : tous admirèrent Djuna Barnes. D'autres comme Faulkner reconnaitront l'influence de cette oeuvre unique sur la leur.

Née en 1892 dans l'Etat de New York, d'une mère anglaise et d'un père américain, au milieu d'une colonie d'artistes libres penseurs et anticonformistes, Djuna Barnes sera d'abord dessinatrice puis journaliste et fréquentera les milieux bohèmes de Greenwich Village avant de rejoindre, au début des années vingt, à Paris, la cohorte des grands expatriés américains.

A la suite d'une passion malheureuse pour Thelma Wood, qui servira de modèle au personnage de Robin Vote dans "Le bois de la nuit", Djuna Barnes rejoindra l'Angleterre et Peggy Guggenheim puis l'Amérique et New York où elle connaitra les jours difficiles "d'une inconnue célèbre" (son expression), jusqu'à sa mort en 1982.

Editions : Rivages - ISBN : 9 782903 059866 - Broché 271 pages - Prix : 85 frs

 

Mon avis : Volodia

J'ai trouvé intéressante la biographie présentée ainsi, le récit est ponctué de textes de Djuna Barnes, et quelques photos de l'intéressée, des caricatures et des dessins nous permettent de mieux pénétrer son univers.

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Le bois de la nuit - Djuna Barnes

41T65Z2FTJL__SL500_AA300_L'histoire :

Ce livre est une représentation novatrice  d'un amour entre deux femmes.

Situé essentiellement à Paris et à New York, le roman suggère l'existence d'une dérive d'exilés et bohèmes cosmopolites.

Robin personnage central et dangereux provoque plus ou moins la perte de son mari, Félix Volkein, de leur fils Guido, et des deux femmes qui s'éprennent d'elle, Nora Flood et Jenny Petherbridge.

Le docteur Mattew O'Connor qui fait contrepoids au charme destructeur de Robin apaise son entourage de ses monologues saugrenus et ce qui paraît de prime abord n'être que de l'art oratoire apparaît petit à petit comme un exutoire à la souffrance qui menacerait d'exploser.

 

Editions : Seuil - Broché - Prix 12, 50 euros d'occasion sur Amazone car plus réédité.

Mon avis : Volodia

Fable sombre, d'une représentation novatrice d'un amour entre deux femmes. Pour qui cherche une image positive de l'identité lesbienne, "Le bois de la nuit" s'avère être d'une lecture "inconfortable", mais reste toutefois une oeuvre élégante et raffinée.

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30 décembre 2012

La chambre de Giovanni - James Baldwin

imagesCAWM8QD3L'histoire :

David Narrateur blanc de la Chambre de Giovanni, lutte contre son besoin d'appprobation sociale, ce qui l'amène à rejeter les normes conventionnelles du succès. Ce membre de la classe moyenne fuit son environnement pour vivre sans but à Paris, loin de la pression muette de son père qui souhaite qu'il s'établisse.

Confronté à des difficultés financières, Davis demande sa main à Hella, jeune américaine qui quitte Paris afin de réfléchir. Pendant son absences, David accompagne un ami dans un bar homosexuel où il se lie instantanément avec Giovanni, mystérieux barman italien. David s'installe dans la chambre minuscule de Giovanni mais espère le retour d'Hella, qui, pense-t-il, le libérera de son amour désespéré pour ce dernier. Le jeune Américain quitte cette chambre pour poursuivre cette fausse relation hétérosexuelle, et les conséquences sont tragiques pour tous les membres de ce triangle amoureux.

Editions : Payot - Rivages - ISBN : 878 2743 604141 - Poche - Prix : 8,15 euros

 

La prose dépouillée de Baldwin expose sans sentimentalisme la cruauté et le cynisme qui animent la terreur de David face au désir. Selon Giovanni, le dégoût de soi de David a pour source le culte de la propreté des Américains et la répugnance que leur inspire le corps.

Finalement, l'empressement que montre David à se protéger en faisant usage de l'autorité irrésistible du mâle blanc américain l'isole bien plus que la chambre solitaire dans laquelle il écrit.

 

BaldwinA propos de l'auteur:

Ecrivain noir américain, né le 02/08/1924 à Harlem. Romancier, poête, auteur de nouvelles, de théâtre, d'essais.

Très marqué par la situation des noirs dans son pays et par son expérience de la misère dans Harlem, il deviendra une figure du mouvement pour les droits civiques. Dans ses oeuvres, le thème de la discrimination est récurrent, qu'il soit racial ou sexuel. 

James Baldwin tient à montrer l'isolement de l'homme noir dans la société, mais aussi la solitude, conséquente des ambiguités inhérentes à chacun (homosexualité, désir d'intégration). 

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24 décembre 2012

Rimbaud - Claude Jeancolas

imagesCA795G3YQuatrième de couverture :

Sa vie ? Le refus d'une existence médiocre et la quête lancinante du salut, du sens et de l'utilité au monde. Au service de cette exigence, une logique implacable, une résistance physique et morale à toute épreuve, une volonté rude et une énergie entreprenante qui lui viennent de son impatience et de la peur de l'ennui.

Claude Jeancolas a suivi pas à pas, au jour le jour, Arthur Rimbaud traquant et démontrant cette rigueur derrière chaque acte, jusque dans les excès de la débauche, de l'art, de l'amour et de la fuite définitive. La famille l'apprentissage, le labeur même, l'expérience humaine expliquent le interrogation d'Arthur et les choix que ses réponses engendrèrent, dont celui de la poésie, comme les rejets qu'elles provoquèrent.

Ce jeune homme dégingandé, si proche, lèvres serrées, si dur et parfois si sensibles, cheveux ébouriffés, regard fixe sur un horizon idéal, et qui arpente à grandes enjambées nos univers mesquins... C'est l'arrogance de la jeunesse et son intransigeance d'une "vraie vie".

Des brumes de la Meuse aux enfers des déserts dankalis, des poèmes du Voyant aux lettres désespérées d'Afrique, c'est une seule et même vie, cohérente, morale.

Editions : Flammarion Grandes Biographies - ISBN : 9 78 2 0812 8497 5 - Broché 728 pages - Prix : 25 euros

 

Mon avis : Volodia

Autre version de la vie Rimbaud,  "plus fouillée" et donc plus complète que celle présenté par Edmun White (ce qui je tiens à la préciser n'enlève rien à sa valeur) :

http://chezvolodia.canalblog.com/archives/2011/06/11/21370631.html

J'ai beaucoup aimé, mais je suis un fan de biographie surtout celles présentées par Flammarion.

Al'intérieur du livre quelques photos d'archives qui nous permettent de mieux suivre l'évolution et les pérégrinations de Rimbaud, mais également de ceux qui l'entourent famille, relations et amis ainsi que les conséquences de sa relation avec Verlaine sur l'entourage familiale de celui-ci, et ce que leur couple pu avoir de provocant pour l'époque.

En fin de livre de nombreuses notes et références ayant servi de support à cette oeuvre.

 

imagesCAR4Z2W7A propos de l'auteur :

Claude Jeancolas, écrivain, journaliste et historien d'art, a "rencontré" Rimbaud il y a une vingtaine d'années et ne l'a plus quitté. Il a publié de nombreux livres sur Rimbaud, parmi lesquels L'oeuvre intégrale manuscrite (Textuel, 1996, 2004), Passion imbaud : album d'une vie (Textuel 1998) ainsi qu'une biographie sur la mère du poète, Vitalie Rimbaud : pour l'amour d'un fils (Flammarion, 2004).

 

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Le Ruban - Jean Feixas

Le rubanLe siècle extravagant de la prostitution de rue.

De 1850 à 1950, la prostitution de la rue (le ruban en argot, c'est le trottoir) connut un période étrangement sublimée. Les filles qui, jusque-là, s'étaient faites discrètes et les proxénètes, toujours furtifs,  revendiquèrent à grands cris leur état, en narguant effrontément la police.

Ils revêtirent un véritable uniforme du métier, avec des codes stricts. Ils se tatouèrent fièrement, portant en bandoulière profession de foi et casier judiciaire. Ils fréquentèrent les aquariums, des cafés et bals spécifiques, de hauts lieux où se risquaient le bourgeois admiratif et son épouse frissonnante. On leur accorda des vertus essentielles, de courage, de sens de l'honneur et même de fidélité !

Un courant qui inspira les artistes, et parmi les plus grands (peintres, poêtes et écrivains), emportant tout sens critique, charriant autant d'ordures que de pépites. Un surprenant témoignage social.

Editions :  Jean-Claude Jegawsewitch. ISBN : 9 782350 132891 - 361 pages - prix : 35 euros.

 

Mon avis : Volodia

Cet ouvrage est étonnamment documenté avec de nombreuses illustrations et photographies d'époque. Il est d'une lecture agréable chaque page s'ouvrant sur une illustration et/ou une photo. Nous faisons connaissance avec différents types de souteneurs et de prostituées. Nous y apprenons la signification des sobriquets, y perfectionnons ou y apprenons des mots d'argot, nous familiarisons avec les codes en vigueur et  nous remémorons les goualantes entendues ça et là et fredonnées par nos arrières-grands parents.

Mais par-delà une certaine "nostalgie" d'une époque révolue (du moins en partie) nous y voyons évoqué les causes réelles de la prostitution et surtout le cortège de maladies et de maux qu'elle engendre.

 

Jean feixasA propos de l'auteur :

Jean Feixas d'origine catalane, a été avocat au barreau de Toulouse, dessinateur de presse et commissaire divisionnaire. Il est depuis toujours collectionneur d'insolite et d'insolent

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11 novembre 2012

Mon maître, mon amour - Hoda Barakat

Mon maitre mon amourQuatrième de couverture :

Un homme, Wadî', a aimé un autre homme, et c'est  sa femme, Samia, qui lui a désigné la nature de son attachement, elle qui lui en a révèlé la force. Se remémorant les premiers instants de sa rencontre avec Tarîq, Wadï' se trouve bientôt replongé  dans une enfance douloureuse , puis une adolescence haïe, au coeur du Liban en proe aux factions.

Quand son récit s'interrompt, Samia prend le relais, pour évoquer la disparition inexpliqué de son mari...

De son écriture sensuelle, Hoda Barakat  alterne souvenirs et monologues pour retracer l'histoire d'une passion, et tenter de retracer l'histoire d'une passion, et tenter de recomposer l'envoûtant puzzle du délire amoureux.

 

Editions : Babel - ISBN : 9 782330 010713 - Poche 172 pages - Prix 7,70 euros

 

 

Hoda BarakatA propos de l'auteur :

Née à Beyrouth, HodaBarakat, qui vit à Paris depuis 1989, est notamment l'auteur de cinq romans traduits aux Etats-Unis et dans plusieurs pays européens, tous publiés en France par Actes Sud.

 

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Danish girl - David Ebershoff

001975231A Copenhague en 1925 Einar Wegener et Greta Waud, son épouse, forment un couple étonnant. Lui, peintre paysagiste reconnu, petit, délicat est discret jusqu'à l'effacement. Elle, peintre également, est grande, américaine, blonde et issue d'une famille riche.

Tous deux s'harmonisent étrangement jusqu'au jour où Greta, en l'absence de son modèle féminin, demande à son mari d'enfiler une paire de bas. De cette demande et du trouble qu'il en advient va naître Lili, qui petit à petit prendra le dessus sur celui qui l'a engendrée comme par inadvertance. Einar se sent femme. Il ne se déguise pas, il ne joue pas. Il est celle qui peut tomber amoureuse et désire donner la vie.

Il sera le premier hommme, en pleine montée du nazisme, à changer physiquement de sexe. Une histoire vraie, celle du premier transsexel connu, que David Ebershoff retrace ici avec une délicatesse et une force remarquable. 

 

Editions : Libretto - ISBN : 978 2 7529 9767 7 - Poche : 383 pages - Prix : 10,80 euros

 

Mon avis : Volodia

J'ai été agréablement surpris  par la manière délicate et sensible, dont nous est présenté l'histoire de ce couple hors du commun, de leur amour qui fait accepter à Einart sur la demande de son épouse et pour la "dépanner" de revêtir une tenue féminine, et qui suite à cela y prendra goût au point de devenir double. Lily" s'immisce alors dans le couple prenant petit à petit possession de Einart jusqu'à l'absorber en totalité.

L'amour de Greta, qui depuis plusieurs mois sent que son mari lui échappe, se refuse à elle, dissimulant son mal être sous divers motifs.  Leur amour mutuel enfin qui fera que Greta acceptera l'innommable, prendra rendez-vous avec des spécialites pour savoir comment aider son époux à se sentir mieux. Taxé d'homosexuel, de travesti, de schizophrène. Considéré comme dangereux pour lui même et pour les autres, il risque l'enfermement d'office au Danemark.

Le couple se réfugie en France ou "Lili" s'épanouie et se démène pour faire reconnaître son âme féminine afin d'avoir une vie à part entière. Suite à sa rencontre avec le professeur Bolk, qui pouvait le transformer en ce qu'il aspirait le plus, il le suivit en Allemagne en pleine montée du nazisme, afin de devenir  Lili pour l'éternité.  Il subit cinq interventions chirurgicales et c'est suite à des complications survenues lors de la dernière qu'il trouva la mort. 

 

David EbershoffA propos de l'auteur :

Né en 1969, à Pasadena en Californie, diplômé de Brown University et de l'université de Chigago, David Ebershoff a également étudié au Japon. Il vit à New York, est éditeur chez Randon House. The Danish Girl, publié en 2000 est son premier roman.

 

Chronique joyeuse et scandaleuse - Maurice Sachs

9782752907325Quatrième de couverture : 

Pour Blaise Alias il n'y a qu'un but à atteindre dans cette vie : devenir riche et peu importent les moyens ! Après avoir réalisé quelques coups comme intermédiaire interlope de marchands d'art, après avoir vendu sa jeunesse autant que son bagout, le jeune homme, au mode de vie hors norme pour le Paris de l'entre-deux-guerres, va vivre des apprentissages qui ne seront pas sans lui poser quelques problèmes.

Maurice Scachs, bien loin d'être un enfant de choeur, appuyé par Max Jacob, Jean Cocteau ou André Gide, par ailleurs juif et homosexuel dans une Europe qui s'apprêtait à basculer dans l'horreur, adressa, avec cette Chronique, un pied de nez des plus féroces à la très conservatrice société Française.

Editions : Libretto - ISBN : 978 2 7529 0732 5 - Poche 168 pages - prix : 8,10 euros

Mon avis : Volodia

Moui, ce livre me laisse perplexe dans la mesure ou il s'avère être à notre époque dépassé. Et ce bien qu'il nous permette de pénétrer dans le monde complexe des marchands d'art, métier qu'il a exercé un temps.

A noter toutefois, certaines descriptions de personnages haut en couleur, aussi cruelles que jubilatoires, en vrac :

...la tête à la renverse, sur le tapis, les jambes allégrement butant l'air, on aurait dit un monstrueux bébé, un bébé poilu, posant pour sa première photographie...

... elle ouvrait bien trop la bouche sur une rangée de dents perlées qui étaient tout ce qu'elle avait à dire...

... une de ces bouches qui font peur aux hommes tant elles apparaissent comme un sexe denté...

... derrière ce tir de barrage de bulles de salive et de gin...

 

Maurice SchachsA propos de l'auteur :

La vie de Maurice Sachs, né à Paris en 1906, est un roman d'aventures. Abandonné par ses parents, ballotté de pensionnat en pensionnat, il naviguera toute sa vie entre escroqueries et littérature avant de s'engager fin 1942 dans le STO pour fuir ses créanciers.

Envoyé  dans un camp en 1943, pour ne pas avoir dénoncé un prêtre jésuite résistant - et cela alors qu'il avait vendu ses services à la Gestapo -, Maurice Sachs sera abattu en  1945, à 39 ans d'une balle dans la nuque. 

  

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25 octobre 2012

Serial Fucker journal d'un barebacker - Erik Remès

Serial fuckerErik Rémès n'imaginait pas que la publication de Serial Fucker, journal d'un barebacker, déclencherait d'aussi violentes réactions au sein de la communauté gay. C'est ainsi que les bureaux de son éditeur furent dévastés et que Thierry Ardisson fut violemment pris à parti car il avait "osé"  inviter Erik Remès.

Mais quel crime avait donc commis Erik Rémès ?

Pour la première fois dans un roman underground, il avait révélé une pratique courante du monde gay, mais méconnue, "le barebacking" qui désigne les rapports non protégés entre séropositifs. Il inclut également le culte du sperme et les rapports sexuels impersonnels avec des partenaires multiples.

Pour les barebackers, les capotes empêcheraient de bander. Elles seraient un indice de honte de soi et de haine du sexe. Ce mouvement correspondrait également au "ras-le-bol" du "safe-sex" après vingt ans d'épidémie du sida.

En faisant de cette pratique à risque le centre de son roman, Erik Rémès brise, selon ses ennemis, la vitrine de respectabilité et d'honorabilité que s'efforcent de donner les représentants de la communauté. Mais taire ou feindre d'ignorer le barebacking n'évitera pas la réalité de cette pratique qui se développe.

Serial fucker est un livre obsédant, fort et dérangeant qui interroge. Que sont la vie, l'amour, la mort et le respectde l'autre dans une société individualiste enquête, au mieux d'une nouvelle éthique, au pire, du néant ?

 

Editions : Blanche - ISBN : 2 84628 111 4 - Poche 310 pages - Prix : 10 €

Lien de la vidéo de Erik Rmès chez Ardisson :  http://www.youtube.com/watch?v=9NA_Ky35NVM

Pour personnes très très averties - Absolument interdit aux mineurs


 

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