Travesti

Quatrième de couverture :

Néant.

 

Editions : La Dilettante - ISBN : 978 2 84263 700 2 6 Broché 254 pages - Prix : 17 euros

 

 

Mon avis : Volodia 

Hum, voilà, voilà, j’ai mis un temps certain temps à lire et finir ce livre dont je ne sais quoi penser !

Amoral, ce livre l’est incontestablement, mais pas que, de ces écrits se dégage une certaine forme de poésie. Lui faudrait-il comme le lotus, la boue pour pouvoir éclore et s'épanouir ???

Dans cette autobiographie, l’auteur n’y va pas avec le dos de la cuillère dans ses révélations. Poète écrivain le jour, il devient travesti prostituée la nuit, pour subvenir à ses besoins, mais surtout financer son activité de poète qu’il souhaiterait exercer à plein temps. Il lit du reste ses poèmes dans les écoles avec l’accréditation de l’Education Nationale.

Maîtresse Sophia lève ses clients par internet, dans la rue. Ce ne sont pas des hommes riches mais des employés modestes : livreurs de pizzas, coursiers, vendeurs de téléphone, et autres …essentiellement maghrébins ou africains, qui trouvent en venant chez elle une compréhension, la possibilité d’être eux-mêmes sans engagement, sans être jugés,  ce qui leur est refusé par la société extérieure en raison de la pression sociale liée à leur origines, leur religion. Il lui arrive également d’être généreuse avec eux s’ils n’ont pas de quoi payer la prestation et c'est selon, si le Monsieur concerné lui plait vraiment...

Salope au lit (c’est elle qui le dit) elle soigne son apparence à grand renfort de rouge à lèvres, de perruque,  ne lésinant pas sur les strings et les guêpières affriolantes. N’hésitant pas à se refuser si elle en a décidé ainsi, ou si elle perçoit un attachement d’un de ses clients, car Maîtresse Sophia se veut libre !

Ce livre est une claque à la bienséance. David Dumortier est féroce, salace, mais lyrique en diable.  Nous sommes loin de la (du) pauvre prostituée (é) accidentel accablé de maux. Il a choisi librement ses métiers, tous ses métiers. Il assume tout.