9782213676777FSQuatrième de couverture :

Une histoire du Paris interlope entre 1900 e 1940

Dans ce récit mêlant plaisirs et destinées tragiques. François Buot bouscule l'idée d'un "gay Paris" dominé de 1900 à 1940 par une communauté discrète , repliée sur elle-même - hormis quelques vedettes sur le devant de la scène.

Pendant quarante ans, profitant  d'une législation particulièrement tolérante, le "gay Paris" s'affiche jour et nuit. Invertis, lesbiennes ou travestis investissent les music-halls et les dancings, racolent dans les jardins publics, animent de nombreux bals de quartier et se retrouvent dans les promenoirs de théâtres, les bains publics ou les maisons closes...

Ils inventent un mode de vie, une nouvelle culture, tout en restant vigilants face à l'homophobie toujours vivace. Ce monde interlope n'a pas de réflexe "communautariste", mais paraît au contraire bien intégré dans le Paris populaire et festif. Les écrivains de Carco à Genet s'en inspirent pour leurs romans et les intellectuels d'avant-garde s'affrontent sur l'homosexualité.

Exploitant de nombreux documents souvent inédits comme les rapports de la brigade mondaine, les lettres anonymes, la presse à sensation et la littérature populaire, François Buot retrace avec talent l'histoire de Paris interlope avec ses lieux et ses codes, à une époque qui contraste singulièrement avec la répression des décennies suivantes.

Editions : Fayard - ISBN : 978 2 213 65418 8 - Broché : 285 pages - Prix : 22 euros.

 

Mon avis : Volodia

J'ai trouvé ce livre intéressant, même s'il ne donne pas une bonne image de l'homosexualité. En effet, il semblerait qu'aux époques concernées, comme de nos jours, l'assouvissement des sens était une priorité et ce peut importe l'endroit ou l'on se trouvait (trouve) et avec qui on se trouvait (trouve). Le Dieu Phallus et sa Sainte Semence...

J'ai toujours eu du mal, et encore aujourd'hui,à comprendre que"certains d'entre nous" soient prêts à s'avilir, ravaler toute fierté, toute dignité, au point de fréquenter des back rooms, hanter les urinoirs, rechercher les humiliations et les coups pour quelques instants de plaisir qualifiés par eux d'intenses. (et s'ils ne l'étaient pas ?)

Mouais chacun ses goûts, mais difficile après cela de combattre l'homophobie et de passer pour sain d'esprit.