20 juillet 2012

The End - Didier Lestrade

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Quatrième de couverture :

Le sida ne fait plus peur.

Ce constat peut sembler incroyable pourtant, depuis l'arrivée des multithérapies en 1996, la prise de risque dans les relations sexuelles s'est imposée jusqu'à devenir un style de vie : le bareback. Une sexualité libérée passe désormais par le sida. le Préservatif est devenu un repoussoir. Résultat : une nouvelle vague de l'épidémie touche les pays riches. La présention en direction des homosexuels est en train d'échouer, à la faveur notamment du développement du business du sexe et de la multiplication des rencontres sur le web.

 Cet abandon de l'orthodoxie d'une sexualité protégée est l'un des symptômes les plus significatifs de la perte de repère qui affecte les gays. Consumérisme forcené, individualisme aliénant, futilité permanente ne sont que des échappatoires au désespoir et au repli où les homosexuels sont acculés. Au-delà des atteintes du sida, ce dépérissement touche également à l'essence de l'homosexualité. La pornographie, la house-music, l'esprit communautaire, la draque, les sentiments amoureux sont pollués par un état d'esprit délétère qui valorise la dépression.

Les associations de lutte contre le sida semblent désarmées face à l'apologie de la contamination. Bien qu'elles aient pris conscience avec retard des problèmes posés par le bareback, elles seules sont susceptibles de pallier la démission des pouvoirs publics sur le sujet. L'espoir est mince. La place des gays au sein de la société est donc menacée. Une fin éventuelle qui aurait des conséquences désastreuses pour une communauté déjà fragilisée par l'épidémie depuis plus de vingt ans.

Jusqu'à présent, pratiquement personne n'a osé s'élever contre les dérives mortifères à l'oeuvre dans l'homosexualité au nom d'une prétendie liberté d'écrire et d'agir. Ce livre est une défense des valeurs qui devraient fonder les relations entre les gays. Alors que les contaminations reprennent, un débat doit s'ouvrir au plus vite. Il en va du futur des homosexuels. Avec le bareback, l'amour, le sexe et l'épidémiologie sont à nouveaux liés. 

Editions : Denoël - ISBN : 9 782207 25424 0 - Broché 384 pages - Prix 23 euros.

 

Mon avis : Volodia

Il le dit lui-même : «…Ce livre est autant un témoignage de colère sur les homosexuels qui se ne protègent plus, qu’il est une réflexion sur les difficultés amoureuses des homos en général …»

Et ce coup de gueule il le pousse avec raison, à mon sens, car après toutes ces années de lutte pour la prévention en vue d’enrayer la progression du sida, il reste encore des personnes qui ne se protègent pas, par méconnaissance de leur séropositivité, mais également par relapse (abandon du préservatif) alors qu’elles multiplient les expériences et donc les partenaires.

D’autres encore, qui se disent conscients et responsables font l’apologie du barebacking, au nom d’une soi-disant liberté, prévenant ou pas de leur sérologie et n‘hésitant pas à sacrifier sur l‘auteur de leur plaisir, leurs partenaires successifs qu’ils soient déjà séropositifs (alors que le risque de risque de surinfection existe bien) ou séronégatifs. Prétextant que a prise de risque fait partie du plaisir et de la sexualité homosexuelle.

Mais, il n’y a pas que cela d’évoqué dans ce livre, la difficulté des gays à trouver un « mari » y est aussi décryptée. Comment un homme qui fréquente régulièrement les lieux de drague (bars, boites) et plus glauque, les saunas, les back room, ou le choix d’un partenaire se fait uniquement en fonction de ses pectoraux, de son sexe « avantageux », et ou pratiquement aucune parole n’est échangée, ou la consommation se fait sur place devant un nombre x de voyeurs, comment trouver dans un tel contexte l’homme de sa vie ?

Pourquoi, le SM qui était une pratique marginale des homos cuir, se trouve-t-il tout d’un coup au pinacle des relations gays et queer. Le sex hard s’est banalisé, et on assiste à une recrudescence de sida, mais pas également de maladies vénériennes particulièrement contagieuses et dangereuses telles la syphilliis, et quand je vois de petites fiottes, qui pour faire «à la mode» en arborent, sans en connaître véritablement le sens, une partie des tenues vestimentaires, ça me met hors de moi avant de me faire rire.

Le grand fantasme des gays fréquentant se genre d’endroit, c’est la baise, violente, dans sous-sol, un parking, un souterrain, le tout puant la pisse et la merde et si pour couronner le tout on a un beur comme partenaire et qu’on a droit à une tournante c’est le pied. Plus c’est profond, plus c’est crade, mieux c’est. Comment en sommes-nous arrivés là. La perversité est-elle notre apanage ?

Tout ses comportements à risques sont dénoncés dans ce livre. Ils sont malheureusement réels et ne sont pas prêts de s’arrêter, les trithérapies ayant fait reculer la mortalité des personnes contaminées et le cinéma pornographique ayant fait son lit dans la fange.

Et je suis d'accord avec lui. Quand à l'heure actuelle, un jeune qui attrape le sida dit : je ne savais pas...Le préservatif c'est dur à mettre... Non, je n'y crois pas avec toutes les campagnes de prévention, les préservatifs gratuits mis à disposition à l'entrée des bars, des boites, des saunas, (pas toujours des back room), etc...Et puis si tu sais pas mettre ton préservatif demande à ton copain, ça renforcera votre intimité et ça peut être synonyme d'un préliminaire procurant beaucoup de plaisirs, si si, puisque je te le dis.

Didier Lestrade, scrute au microscope toute la communauté homosexuelle. Tout y passe, le consumérisme des gays, les relations amoureuses, sexuelles, le barebacking (qui reste son cheval de bataille), les règlements de compte avec les diverses associations, et surtout avec Guillaume Dustan et Erik Rémès ferveurs défenseurs du barebacking qui lui on fait un publicité d’enfer, au point que baiser safe fait s’arrondir en point d’interrogation les yeux de beaucoup de mecs dans les bars. Didier Lestrade, appui là ou ça fait mal et on comprends mieux pourquoi il gêne, malgré tout ce qu’il a fait pour la communauté gay

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Ils m'appelaient Fanchette - Jean-Paul Tapie

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Quatrième de couverture :

Parce qu'il était un peu différent de ses camarades, Germain Fanchet a été le souffre-douleur de toute sa classe. De la seconde à la terminale, la vie au lycée a été pour lui un enfer quotidien. Les humiliations, les injures, les coups parfois ont fini par le persuader lui-même qu'il était "anormal".

Trente ans ont passé, Fanchet est devenu infirmier aux Urgences. Il a caparaçonné son coeur, il a pratiqué le sport et la musculation jusqu'à en imposér aux autres hommes. Il est devenu cynique et volontiers moqueur et n'a jamais pu vivre une histoire d'amour au-delà de quelques mois.

Et voilà qu'arrive dans son service un accidenté de la route. L'homme est salement amoché, mais Fanchet reconnaît immédiatement son principal tourmenteur, la bête noire du lycée, celui qui, jour apèrs jour pendant trois longues années, à joui de le torturer : Rémi Laurent-Dubreuil. Tout lui revient alors en mémoire, et le projet d'une vengeance définitive, celle qui lavera les offenses faites à toutes les "fanchettes" de la terre, germe bientôt dans son esprit...

Editions : H & 0 - ISBN : 9 782845 472433 - Poche 188 pages - Prix : 5,20 euros

 

Mon avis : Volodia

Il croyait avoir tout oublié, mais il avait simplement appris à composer avec ses douleurs.

... " Les bourreaux croient toujours que leurs victimes ont la mémoire aussi courte que la leur parce qu'elle se taisent. Mais les victimes n'oublient jamais ; elles enjambent..."

L'homme qu'il est devenu s'est construit autour de ce traumatisme. Les heures passées en salle de musculation pour se constituer un corps, pour apprendre à se défendre, tenter d'oublier le collège

"... Je rembourrais mes rares conversations. Je n'en finissais pas de me protéger..."

comprendre sa différence. Et, pour cela il part en Israël 3 ans à la recherche de lui-même, en travaillant dans des kibboutz.

"... Israël  m'a donné une leçon que j'ai retenue : Que l'on peut, que l'on doit même survivre à l'insulte et à la haine ce qui est leur unique façon de leur donner un sens..."

Ce livre s'écrit au présent avec des retours au passé. L'auteur se raconte avec une grande sensibilité. Nous partageons ses émotions au fil des lignes : la peur de la proie, l'humiliation du jeune homme, sa lâcheté provoquée par la non compréhension de ce qu'il est, et pourquoi cet acharnement à son encontre. Ses espoirs d'un avenir et d'un amour plus conforme à ses aspirations, et ses déceptions sans cesse renouvelées à la sortie des saunas et autres bars ou boites gays ou on ne prend même pas la peine de lui parler mais de l'évacuer d'un simple geste de la main eu égard à la banalité de son physique.

Son esprit de vengeance toujours vivace après 30 ans, et qu'il assouvira non en tuant son ennemi, alors qu'il est à sa merci, mais en l'humiliant comme il l'avait été lui, en lui faisant éprouver la peur, "la peur animal de Fanchette".

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19 juillet 2012

HOMOS-GHETTO - Franck Chaumont

Gays et lesbiennes dans les cités - les clandestins de la répubublique.Homos-ghetto

Quatrième de couverture :

Ils s’appellent Nadir, Sébastien, Dialo, Nadia… Ils sont black, blancs ou beurs. Certains rasent les murs, le regard fuyant. D’autres se la jouent viril et vont même jusqu’à casser du pédé à l’occasion. Mais tous ont en commun le mensonge et la schizophrénie liés à leur double vie et à la peur d’être démasqués.

Pour obtenir leurs témoignages, il a fallu deux années d’enquête à Franck Chaumont. Deux ans de rendez-vous manqués, de téléphone raccroché au nez, d’attentes vaines dans des bars ou des gare… Car en parlant ils risquaient tout, leur honneur, bien sûr. Mais aussi leur vie.

Si certains ont osé, c’est dans l’espoir que nous sachions… Que les politiques, les citoyens , les notabilités homosexuelles dans les centres-villes sachent qu’à deux ou trois stations de RER, la République Française a abandonné certains de ces enfants ; être un garçon ou une fille homo dans les cités de France est un crime passible des pires châtiments.

Les gays et lesbiennes des cités ghettos de France sont aujourd’hui les clandestins de notre République !

Au-delà du cri de détresse d’une population souvent exclue, victime du chômage et des discriminations, ce livre dresse un portrait terrifiant de nos banlieues gangrenées par la misère sociale, éducative, affective et sexuelle.

Editions : Le Cherche-midi - ISBN : 978 2 7491 - 0943 - 5 - Broché 199 pages - prix : 15 euros

 

Mon avis : Volodia

J'ai apprécié à sa juste valeur le travail fourni pour écrire ce livre et l'abnégation de son auteur. Toutefois, je n'éprouve aucune empathie pour les situations évoquées lors du recueil des témoignages qui relèvent plus de cas sociaux que du réel problème de l'homosexualité.

Nadia : "...43 ans, lesbienne, seule dans un 2 pièces ayant 7 chiens dont 3 rotweillers, en procédure d'expulsion pour des loyers impayés..."

Majid: "... Tu vois, j'aime pas les pd qui s'assument, qui tordent le cul à casser les murs..."

et  j'en passe et des meilleurs...

L'auteur a mené son enquête exclusivement dans les banlieues ghetto comme il le dit lui-même, ce qui veux dire, les banlieues regroupant le plus de cas sociaux et par la même occasion de diversités ethniques au m2. Banlieues ravagées par les gangs, la drogue et les trafics en tout genre. Vu le parcours professionnel de l'auteur je comprends mieux son choix et ses motivations à vouloir nous faire partager le quotidien de personnes qui au travers de leurs témoignages se montrent sous un jour aussi peu intéressantes que sympathiques, mais qui font montre, tout de même, de lucidité quant à leur situation.

"...T'es rebeu, t'es une pute...". Le portier m'a dit : "... Les putes rentrent pas ici !..."

Aussi, bien qu'il nous démontre parfaitement comment ces banlieues se sont refermées sur elles-mêmes, il n'en reste pas moins que ce sont les habitants eux-mêmes qui les ont ainsi transformées, qui ont institué des codes qu'ils soient vestimentaires, de langage, et qui refusent d'en changer. Ils le disent, eux-mêmes, ce sont des ghettos ouverts dont ils pourraient en sortir s'ils le voulaient et avec suffisamment de volonté, mais bien peu le souhaitent, famille, copains, repères et trafics en tous genres. C'est trop facile d'accuser la société, la République de les avoir abandonnés. 

Il y a toujours eu des pauvres, et des immigrés en France, et ce à n'importe qu'elle époque, de toutes races et de religions et il y en aura toujours, mais chaque communauté a réussi à force de courage et de volongé à trouver sa place et à y vivre convenablement. Mais cela parce qu'elles l'ont voulu avec force et courage, contrairement à d'autres qui veulent tout mais ne donnent rien de bon en échange.

Pauvreté ne veut pas dire, "racaille" et c'est sur cela que l'auteur aurait du insister. Car les témoignages cités dans ce livre ne font que conforter l'opinion de ceux qui les méprisent.

Je vais d'ailleurs créer une page sur ce blog relative à ce livre

 Franck Chaumont :

A propos de l'auteur :

Franck Chaumont a été journaliste à Beur FM puis RFI avant de diriger la communication du mouvement Ni putes ni soumises jusqu’en 2007. Homo-Ghetto est son premier livre.

 

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18 juillet 2012

Bougres et Tribades - L'homosexualité au XVIIIème siècle - Nicole Masson - Patrick Cardon

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Quatrième de couverture :

Au XVIIIème siècle, les homosexuels, hommes et femmes, vivent des expériences pour le moins contrastées. "Vice à la mode" à la cour et dans l'aristrocratie, orientation sexuelle liée à la débauche la plus infâme dans l'opinion commune, crime social puni de mort, il est bien difficile aujourd'hui d'imaginer la vie des bougres (homosexuels) et des tribades (homosexuelles).

Bougres et tribades mêle tous les genres que se disputaient les libertins pour évoquer le règne du "péché philisophique", comme l'appelle Voltaire. On trouve ici parfois des propos grossiers et insidieux que l'on qualifierait aujourd'hui d'homophobes, mais qui démontrent l'intensité de la vie homosexuelle avec ses lieux, ses modes de vie, ses expressions et l'on peut lire de véritables manifestes en faveur de lajouissance, sous toutes ses formes. Les problèmes sont déjà posés d'une manière très moderne : affirmation de soi face à un discours moral, judiciaire, religieux ou médical, souffle de liberté revendiquée, enjeux politiques.

Editions : Au Chêne - ISBN : 978 2 81230 588 7 - Prix : 15,50 euros.

 

Mon avis : Volodia

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Ce livre est non seulement instructif mais également très plaisant et distrayant à lire. Il se présente comme un "écrin", en format "missel" que l'on peut glisser très aisément dans une poche, son édition en est soignée et de qualité (papier, tranches des feuilles dorées, gravures).

Les textes répertoriés sont des extraits de procès judiciaires, de journaux, de lettres personnelles, voire de traité et d'encyclopédie, et sont assez "croustillants" non pas leur érotisme, mais dans la façon de l'exprimer : P1100304

"un garçon, il faut qu'il soit bien nu,

 Souvent on trouve, c'est connu,

 Superbe tête et vilain cul !"

Et on y constate que l'homosexualité pourtant si fortement décriée et cruellement punie, était somme toute chose assez commune. On y parle aussi d'hermaphrodisme mais non en tant qu'individu, qui plus est souffrant, mais plutôt en terme de curiosité, les ramenant tout simplement à des "cas".Nous y découvrons également, l'origine, non dénuée d'intérêt, du nom de "bougres". 

NICOLE MASSON

A propos des auteurs :

Nicole Masson, spécialiste du XVIIIème siècle et  professeur d'Université à la faculté des Lettres et Langues de Poitiers et membre de l'équipe FoReLL (EA 3816).

Spécialiste de Voltaire, d'histoire du livre et de poésie au XVIIIe siècle, elle est l'auteur, notamment, de La Poésie fugitive au XVIIIe s., Champion, 2002 et elle préside la Société Rétif de La Bretonne

 

Patrick Cardon

Patrick Cardon est titulaire d'un diplôme de sciences politiques et d'un doctorat de lettres. Militant de la cause homosexuelle il est éditeur chez Gaykitchcamp de textes aujourd'hui introuvables.

Nicole Masson et Patrick Cardon ont coopéré pour choisir des déclarations époustouflantes, des anecdotes cocasses, mais aussi des récits touchants, troublants et étonnants.

 

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Folles de France - Repenser l’homosexualité masculine - Jean-Yves le Talec

Folles de France

De Zaza Napoli à Priscilla, dans les bars du Marais ou à la Gay Pride, la folle fait partie de notre paysage culturel. Exubérante, provocante, flamboyante, cette figure hyper visible se tient pourtant dans l’ombre de l’homosexualité masculine française et brille par son absence dans le discours des sciences sociales françaises. Seul affleure l’archétype folklorique de l’homme efféminé marqué du double stigmate de l’inversion et de l’extravagance.

L’ambition du livre de Jean-Yves Le Talec est d’ouvrir ces oubliettes. Refusant de considérer les folles comme les accessoires d’une homosexualité prétendument « sérieuse », il a choisi de les replacer au centre d’une histoire des représentations de l’homosexualité en France. Il montre ainsi que les folles occupent depuis longtemps un espace sociale à travers une sous-culture spécifique, le camp. Cet art de l’apparence est en pratique une forme de lien et de langage social, de résistance et de stratégie politique. L’émergence du mouvement homosexuel, puis son implication dans la lutte contre le sida, apparaissent dès lors comme une succession d’appropriations et de transformations de cette figure de la folle : un zazou sous l’occupation, une folle de Saint Germain des Prés, une Gazoline du Front homosexuel d’action révolutionnaire ou une Pom Pm Girl d’Ac Up s’inscrivent ainsi dans une même histoire de la follie.

Ce parcours, depuis les année 1930 jusqu’à nos jours, redonne aux folles une vraie place au sein du mouvement homosexuel, de son histoire mais aussi de son actualité, et permet de penser sous un nouveau jour les liens entre sexe, genre et sexualité.

Editions : La Découverte - ISBN : 978 2 7071 5257 2 - Broché 314 pages - Prix : 22 euros.

Le talec

A propos de l’auteur :

Né en 1958, Jean-Yves Le Talec est sociologue,. Journaliste de 1984 à 1992, rédacteur en chef de Gay Pied Hebdo en 1992, il fut responsable des éditions à Aides de 1993 à 1995. Chargé de cours et chercheur à l’université de Toulouse Le Mirail, il poursuit des travaux sur la sexualité et la santé depuis une dizaine d’années. Il a également cofondé en 1990 le mouvement des Sœurs de la Perpétuelle Indulgence en France. 

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Mauvais genre ? Une histoire des représentations de l’homosexualité - Florence Tamagne

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L’histoire de l’homosexualité est traversée de non-dits, censures, tabous et autres détournements. Taire et cacher ont longtemps été les maîtres mots d’une sexualités honteuse et condamnée. D’où l’intérêt de relater cette histoire en la montrant, en convoquant les images et les représentations qui l’ont accompagnée, nourrie, modifiée, interrogée. Mais comme toujours, l’histoire n’est pas d’un seul tenant et les différentes périodes donnent lieu à des figurations contrastées.

Ainsi par exemple, la fin du XIXème siècle s’impose-t-elle comme un tournant majeur, avec des caricatures auxquelles les homosexuels contre toute attente, s’identifient. C’est aussi à cette époque-là que l’art symboliste et décadent crée de nouvelles postures. Non loin de là, les points de vue changent ; l’invisible accède à la visibilité ; les homosexuels ne se contentent plus de recevoir les images qu’on se fait d’eux mais les produisent.

Florence Tamagne entreprend cette vaste et inédite exploration du XVème siècle à nos jours en revisitant la peinture - de Jérôme Bosch à Dereck Jarman en passant par Albert Moore et David Hockney - la photo, la presse et le cinéma. Eruditions, pertinence et vivacité : telles sont les qualités d’un ouvrage qui passionnera tous les publics.

Editions : Ed-LM - ISBN : 9 782846 750059 - Broché 255 pages - Prix 22,71 euros. 

Florence Tamagne

A propos de l'auteure :

Florence Tamagne est née en 1970. Elle est historienne, spécialiste culturelle du genre, de l'homosexualité et de ses représentations. Diplomée de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris. Maître de conférence à l'Université de Lille III Charles de Gaulle. Sa thèse de doctorat, une étude comparative sur l’homosexualité féminine et masculine durant l’entre-deux guerres a été la première thèse française d’histoire contemporaine sur l’homosexualité. (wikipédia)

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13 juillet 2012

Tricks - Renaud Camus

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Quatrième de couverture :

Ceci n'est pas un livre pornographique. Ni exploitation commerciale du sexe, ni tentative de titillation du lecteur : ratages et demi-fiascos, contingences et ridicules sont relatés au même titre que les plaisirs les plus heureusement partagés. Nulle prouesse.

Ceci n'est pas un livre érotique. L'art du narrateur, si art il y a, ne consiste pas en un effort pour rendre plus poétique le récit, plus culturel, plus relevé ni, partant, plus acceptable socialement. Pas d'esthétisme.

Ceci n'est pas un livre scientifique, certes, pas même un document sociologique. Les épisodes rapportés ne doivent leur agencement qu'au hasard, ou aux déterminations les plus subjectives.

Ce livre essaie de dire la sexualité, en l'occurrence l'homosexualité comme si ce combat-là était déjà gagné, et résolu les problèmes que pose un tel projet : tranquillement.

Editions : P.O.L. - ISBN : 2 86744 133 1 - Broché 474 pages - Prix : 140 Frs (à l'époque).

 

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12 juillet 2012

Sida 2.0 - Didier Lestrade & Gilles Pialoux

9782265094529FSQuatrième de couverture : 

Le Sida a eu 30 ans en 2011. Mais le sida a changé. L'épidémie a changé. Depuis son évocation dans les journaux en 1981, la pandémie que l'on a commencé par appeler "le cancer gay" est devenue l'objet de tous les fantasmes, de toutes les craintes mais aussi de toutes les luttes de part le monde, qu'elles soient homo ou hétérosexuelles, scientifiques, amoureuses ou militantes.

Il est déjà difficile de réaliser que trois décennies se sont écoulées depuis les premiers cas d'une maladie alors inconnue. Malgré les nouvelles découvertes à son sujet, de nombreux clichés subsistent, parfois même parmi ceux qui sont les mieux informés, ceux qui sont directement concernés. En 30 ans, le sida a su provoquer une révolution médicale sans précédent dans les relations entre la recherche et les malades, entre les médecins et les patients, entre les médias et le bénévolat associatif.

Il est temps de raconter son histoire. Ses histoires. A travers leurs témoignages croisés, les auteurs questionnent notre responsabilité, individuelle et étatique et nous invitent à nous servir au mieux des nouveaux outils mis à notre disposition pour enrayer la maladie.

Editions : Fleuvenoir - ISBN : 978 2 265 09452 9 - Broché - Prix : 19,20 euros

  lestrade et pialoux

 A propos des auteurs :

Didier Lestrade (à gauche) est militant, journaliste et écrivain.

Gilles Pialoux (à droite) est clinicien-chercheur et chef du service des maladies infectieuses de l'hôpital Tenon à Paris

 

 

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