31 juillet 2011

L'enfant au masculin - Tony Duvert

000949147L’enfant au masculin est un essai. Il paraît que l’homosexualité n’est plus un fléau social. Notre époque la tolère, l’intègre, y reconnait un droit fondamental de la personne humaine.

Mais, si le temps des persécutions est vraiment révolu, comment se fait-il qu’à peine 20% des parents français se disent prêts à accepter que leur enfant soit homophile ? Pourquoi cette forme d’amour est-elle un droit après dix-huit ans mais une maladie, un vice ou l’effet d’une mauvaise influence, en deçà de cette page ? Pourquoi la relation amoureuse de deux homophiles l’un mineur et l’autre adulte est-elle un délit ou un crime ? Pourquoi la jeunesse de tant d’homosexuels n’est-elle que solitude, interdits, sévices psychiatriques ?

Le militantisme homosexuel est une réponse polémique à ces questions. Il met en accusation une domination que rien encore n’a diminué, et qui n’est ni de classe, ni de sexe, mais de mœurs et de «culture sexuelle» : l’hétérocratie. Un totalitarisme qu’exercent avec une incroyable bonne conscience les hétéros mâles comme les hétéros femelles, les pères comme les mères, les conservateurs comme les progressistes.

 A travers le problème de l’homophilie du mineur (et de la prétendue pédérastie), Tony Duvert dénonce et remet en cause le droit que les hétérosexuels ont de se «reproduire» dans leurs enfants. La vraie liberté - de l’amour, du comportement, de la pensée - passe par l’abolition de ce droit … et par la disparition des «hétérocrates»

Les Editions de Minuit - ISBN : 2 7073 0321 6 - pages : 182 -Prix :7,17 euros

 Mon avis : Volodia

C’est surtout par curiosité que j’ai entrepris la lecture de ce livre, qui sous couvert de libération sexuelle est un véritable plaidoyer pour justifier la pédophilie. Toutes les œuvres de cet auteur tourne autour du même thème. Sans autre commentaire !

 

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La Nuit est Vierge - Jaime Bayly

9782952407458FSQuatrième de couverture :

Gabriel Barrios vit dans l’horrible Lima et s’échappe parfois à Miami, même s’il sait que la vie y est impossible et qu’après une orgie de shopping - notamment pour s’acheter des slips Calvin Klein, introuvables dans son pays - il retourne toujours au bercail.

Gabriel est un fils maudit et amoral de la bourgeoisie aisée, une star de la télé, le seul qui ait osé dans l’une de de ses imprévisibles interviews traiter le président de la République de fou Bien que les jolies filles ne lui soient pas indifférentes, il est plutôt gay, ce qui n’est pas facile à porter dans la société macho de Lima.

Mais même à Lima, quand ont est jeune, les nuits peuvent être longues et excitantes, chargées des doux relents de marihuana et des grondements de la cocaïne et du rock… Un jeudi soir, Gabriel rencontre Mariano, le chanteur d’un groupe peu connu qui porte un pantalon moulant en cuir noir et ressemble au Bono de la préhistoire de U2. Alors Gabriel se dit qu’il n’est peut être pas impossible d’être gay et heureux quand on habite Lima.

Editions : Adventice - ISBN : 9 78 2 9524 0745 8 - Pages 228 - Prix : 16,50 euros.

 

Critiques diverses :

« L’une des plus grandes plumes de sa génération » - Le Monde.

La langue est la véritable héroïne de ce roman ironique et irrévérencieux qui brasse avec brio un argot flamboyant et crépitant. La nuit est vierge consacre définitivement Jaime Bayly comme l’un des jeunes auteurs les plus intéressants de la littérature latino-américaine. - Prix Herralde 1997 -

« Exceptionnel, tout simplement » - El Païs .

 

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12 juillet 2011

Une saison à Djibouti - Jean-Claude Quénet

2111100454377Quatrième de couverture :

Djibouti à la fin de l’époque coloniale : militaires désoeuvrés, diplomates inutiles relégués, oubliés, journalistes déconcertés, marins loufoques, explorateurs égarés, cascadeurs de passage, banquiers anglais homosexuels et sadomasochistes, aventuriers de tout poil traînant des les bordels.

Jean entreprend un ultime pèlerinage dans le temps où l’hippocampe bleu d’Air France survolait « les pôles et les zones » de la planète et où toutes les sœurs de Martine Carol et de Sylvia Kristelle, de belles Emmanuelles…Après le départ de sa femme Marlène, qui fait de lui le bouc émissaire de toutes ses frustrations, il se retrouve seul et nous fait découvrir avec humour les figures et la faune interlope du lieu.

Il nous raconte la naissance de son amour insensé pour Arthur et l’émerveillement de son épanouissement, la douleur des premières fêlures insidieuses, puis la lutte pathétique des deux hommes pour tenter de sauver leur rêve maudit tout au long d’un été tropical accablant.

Une saison a Djibouti est le voyage d’un Don Quichotte au pays de la mer, des mirages, des volcans et de l’amour fou, dans le temps incertain des montres molles de Dali.

Il faut embarquer sans attendre sur le bateau ivre avec la vierge folle et chausser les semelles de vent du fantôme d’Arthur. Partir, partir d’urgence, pour voir là-bàs, du côté de l’Ile du Diable, au bord de la faille où s’arrachent deux continents « ce que l’homme a cru voir ».

Editions : du Sagitaire - ISBN : 9782917 202029 - Broché : 297 pages - Prix : 20 euros.

Attention toutefois, livre épuisé chez l'Editeur donc galère pour le commander. 10 jours de délai minimum à la FNAC. 2 jours à la Bibliothèque de l'Harmattan rue des Ecoles dans le 5ème arrdt de Paris.

 

Mon avis : Volodia

J’ai entrepris cette lecture sur les conseils de son auteur, qui après un mail adroitement tourné attirait mon attention sur son premier livre comme une invite au voyage sur les traces de Rimbaud ? et sur une parenthèse dans sa vie amoureuse.

Non seulement il y décrit l’ambiance coloniale et tout ce qui gravite autour mais, nous fait participer aux évènements politiques s’y rapportant ; ce qui n’a pu que m’intéresser n’étant pas né à l’époque et cette partie du monde toujours en guerre à l’heure actuelle est royalement ignorée sauf, si quelques illustres inconnus, mais d’origine européenne, se font kidnapper et rançonner.

Ce qui peut paraître un peu long au premier abord, mais s’avère indispensable pour la compréhension du livre est l’histoire d’un couple dirons-nous ordinaire, qui au fil du temps part en déliquescence pour diverses raisons (le tout relaté avec un peu de misogynie et de rancœur). Et d’un autre moins conventionnel qui se forme de façon torride et tout à fait inattendu.

Cette dernière partie est à mon sens la plus intéressante, l’auteur nous montre comment deux personnes que tout oppose, sexualité, âge, culture, peuvent arriver à un épanouissement, une plénitude amoureuse, avant que ne surviennent les inuctables fêlures. Puis la lutte désespérée des deux amis-amants pour sauver leur rêve insensé qui n’aura duré qu’un été et se terminera par la mort de l’un deux.

J'ai bien aimé ce livre, même si par moment certains mots ou termes crus voire, un peu vulgaires à mon sens, et mis dans la bouche d'Arthur ont un peu gâché mon plaisir de lecture et la "qualité" indéniable de ce livre. Il n'en reste pas moins que je l'ai dévoré en 3 soirées ne le posant qu'avec regret pour vaquer à mes occupations professionnelles. Dans l'attente d'un prochain livre par le même auteur,

Je viens de proposer à mon compagnon Indiangay de lire ce livre et de mettre ses impressions sur ce blog dès qu'il l'aura terminé donc, à suivre ...

 

Mon avis : Indiangay

En lisant ce livre, j'y a retrouvé l'ambiance coloniale qui, je le suppose reste un mode de vie internationale dans tous les pays ayant été assujettis à domination, tutorat, colonies et/ou comptoirs. Le petit cercle fermé des expatriés, les locaux faisant office de subalternes s'occupant de leur précieuse progéniture à la peau pâle et aux yeux clairs. Cette surenchère de matérialisme et de positions sociales au sein même d'un cercle restreint.  Une certaine mélancolie aussi pour le temp passé.

J'y ai également trouvé, l'intérêt d'un européen pour un garçon qui bien entendu compte tenu de sa culture et de l'époque se déclare non homosexuel, et qui pour le prouver, accumule les conquêtes féminines et n'hésite pas faire montre de sa grossiereté  en toute occasion. La description de l'amour qui lie ces deux hommes me parait sublimé par l'un, alors que factice pour l'autre.

J'ai aimé ce livre en ce sens qu'il dévoile une époque passée, mais non révolue. L'auteur y décrit sans faux semblant des façons d'être, de se conduire de personnes à des miliers de kilomètre de chez elles. Tous les sentiments y sont exacerbés, poussés au paroxysme.  J'admire également le courage de cet auteur d'oser écrire un livre relatant une partie de sa vie, même des années après le déroulement de ces évènements, parlant ouvertement de ses déboires amoureux et de sa relation homosexuelle (même si celle-ci était un accident de parcours) à une époque ou l'on ne s'en faisait pas encore gloire...

JA propos de l'auteur :

Jean-Claude Quénet a vécu une quinzaine d'années en Afrique, entre Madagascar et Djibouti, comme commerçant en contact avec les milieux diplomatiques. Il y fut témoin du démembrement de l'Empire français et de l'accession à l'indépendance du territoire des Afarrs et des Isas, puis des balbutiements de la République de Djibouti. Il nous fait revivre cette époque à travers une gresque picaresque, plus que réelle. 

 

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08 juillet 2011

Dédé - Achille Essebac

51zD80R6vLL__SL500_AA300_Quatrième de couverture :

L'histoire d'amour entre deux adolescents que raconte "Dédé" est restée longtemps un point de repère culturel - La grande référence - de tous ceux qui partageaient ces sentiments. Près d'un demi-siècle après sa parution, de nouvelles générations en reprenaient encore la lecture avec ferveur. Ainsi Charles Welti :

C'est curieux. on se croît très moderne, on prétend même quelquefois pouvoir se moquer de certains livres qui firent, jadis, le délice de nos parents. Et puis un jour, par hasard ou par caprice, on daigne quand même ouvrir un de ces volumes jaunis. On commence, d'un air distrait d'abord, la lecteur et - bien souvent - on en est saisi malgré soi. C'est ainsi qu'il m'arriva avec Dédé.

Charles Welti écrivit ces lines dans la revue Suisse "Der Kreis", en avril 1948, alors que Roger Peyrefitte venait, quatre années auparavant, d'être récompensé pour "Les Amitiés Particulières". Mais c'est bien à propos de "Dédé" et non du prix Renaudot, que Charles Welti émit encore cette opinion :

Certains passages de ce récit d'amour de deux adolescents sont si vrais et si émouvants que l'on ne peut se soustraire à leur charme mélancolique. Le souvenir des premiers troubles amoureux de la jeunesse, qui rstent si souvent les plus beaux de toute notre existence, se réveille à la lecture de ces pages et nous inonde d'une douce tristesse pour ces premières amitiés qui sont, pourtant, si loin.

Des extraits choisis de la première édition de Dédé ont été publiés en 2008 dans une étude consacrée à son auteur, Achille Essebac (1868 - 1936). En voici enfin, pour les lecteurs exigeants, le texte intégral, qui prend en compte les deux versions du romans.

Editions : Quintes-feuilles - ISBN : 978 2 9532885 2 0 - Broché 253 pages - Prix : 22 euros

 

Mon avis : Volodia

C'est avec un réel plaisir que j'ai lu ce livre. J'ai retrouvé l'espace d'un moment l'esprit des amitiés particulière livre que j'avais lu en premier alors que "Dédé" avait déjà été édité une première fois en 1901.

L'histoire se passe chez les "bons pères", dans un internat comme il se doit (ah ce monde clos ou fleurit les amitiés particulières...entre jeunes gens)  et Marcel nous dresse le portrait séduisant de son ami  André, appelé affectueusement "Dédé" par sa famille et ses amis. Plus jeune, mais au combien beau et séduisant, gentil, Dédé meurt en plein fleur d'un mal mystérieux et bien des années plus tard Marcel part à la recherche des traces laissées par Dédé......

Ce livre pourra paraître un peu mièvre à certains mais pour ma part je m'y suis plongé avec délice ! Un côté "fleur bleue" peut être ?

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Wilhelm Von Gloeden - Roger Peyrefitte

9782914679305Quatrième de couverture :

A 22 ans, Wilhem von Gloeden se rend en Sicile pour s'y refaire une santé. Fasciné par la beauté des jeunes garçons de Taormina, il se lance dans la photographie. Les clichés d'éphèbes du baron rencontrent immédiatement un vif succès. Ils sont exposés dans de célèbres galeries et reproduits par des magazines renommés. On apprécie ses compositions qui rappellent l'Antiquité.

Roger Peyrefitte, à qui l'on doit tant sur le plan de l'évolution des moeurs au XXème siècle, admire profondément l'oeuvre de Gloeden. Il devient le plus célèbre collectionneur de ses photographies. Avec cette biographie, écrite lors d'un séjour à Taormina, il lui rend le plus bel hommage que le baron ait jamais reçu.

La plupart des photographies contenues dans le cahier de cinquante pages proviennent du fonds Roger Peyrefitte.

Editions :  T.G. - ISBN 978 2 914679 30 5 - broché - 93 pages d'écriture - 50 photos. prix : 17,90 euros

 

Mon avis : Volodia

Malicieux à son habitude et à mots couverts, Roger Peyrefitte se glisse dans la peau de Von Gloeden pour nous faire partager les jours heureux et les tracas d'un esthète précurseur, ses certitudes personnelles et son combat contre les clichés d'une morale dont il essaie de repousser les frontières.

Les clichés sont vendus par correspondance et de vrais amateurs de "raisins verts" de l'élite europenne politique, culturelle ou ... religieuse font le voyage de Taormine pour choisir les images... ou les modèles.

Ne connaissant pas la vie ni les oeuvres du baron en question, j'ai surtout lu ce livre, car il était écrit par Roger Peyrefitte dont j'ai beaucoup aimé les premiers livres étant jeune, beaucoup moins, après ou j'estimais qu'il se transformait en "vieille commère médisante" doublé d'un vieux beau sur le déclin...

Si je n'ai pas été déçu du texte, je n'ai pas spécialement apprécié les photos. J'imagine qu'à l'époque elles devaient produire leur petit effet, mais maintenant... Par ailleurs, j'aime les hommes faits et non les adolescents. En gros même s'il est parfaitement bien écrit, ce livre et surtout ces photos s'adressent plus, à mon sens, aux pédérastes ! 

 

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06 juillet 2011

The complete kake comic - TOM FINLAND (I)

 

42395594_pAttention : Livre interdit au moins de 18 ans et à ne mettre dans les mains que de personnes très averties.

Tom Finland de son vrai nom Touko Laaksonen est né en 1920 en Finlande. Très tôt, il a pris conscience de son attirance pour les hommes.

Obligé de dissimuler car à l'époque l'homosexualité était passible d'emprisonnement, Il trouva dans le dessin une échappatoire capitale.

Il réalisait des bandes dessinées qui exprimaient ses goûts personnels, phantasmes d'une sexualité virile entre hommes représentant de solides gaillards avec une préférence certaines pour des idéaux masculins : Ouvriers du bâtiment, bucherons, policiers, marins, motards avec une certaine fascination pour les blousons, les jodhpurs et les bottes de cuir.

Editions : Taschen - ISBN 978 3 8365 0290 0 - Broché - Prix : 19,90 eruros

Mon avis : Volodia

Cet artiste représentait ce que l'on pourrait appeler les canons de la beauté gay, en fait : des hommes caricaturés et bodybuldés, au sexe hypertrophié et mettant en scène des situations qui dans la vrai vie pourraient être dramatiques et qui dans ce livre sont traitées de façon comique.

Les dessins sont superbes et pour pornographiques qu'ils soient on ne peut s'en choquer tellement ils sont beaux et qu'une invitation aux plaisirs de la chair et de la vie sont présents dans chacune de ces pages.

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01 juillet 2011

Tom of finland (Livre II)

2486_3_v_Tom_of_FinlandLivre strictement destiné à un public adulte et très averti

Un nouveau livre des histoires de Tom Finland vient de paraître. Les bandes dessinées sont au nombre de 14 et sont toujours aussi, drôles et d'une pornographie sans borne. Toujours les mêmes hommes surbodybuldés, au membre hypertrophié. Pas de "précieuses" mais des bûcherons, des routiers, des militaires et surtout des "cuirs".

Tom Finland affiche son amour des hommes. Il affiche ses fantasmes sans complexe à travers ses dessins à une époque ou, il faut bien le reconnaître, être gay n'était pas encore à la mode. Ces dessins sont superbes et à travers ce qu'ils expriment on peut voir défiler la vie des back room, des urinoirs, des endroits boisés, et même nous retrouver dans des contrés exotiques avec des tribus sauvages (gays bien évidemment) et être sauvé par Tarzan...

Editions : Taschen - ISBN : 9 783836 524865 - Broché - Prix : 9,99 euros.

Mon avis : Indiangay

Contrairement au premier livre (qui figure sur ce blog) la couverture de ce volume est rigide et la jaquette est reversible. Côté face deux magnifiques apollon dans une pose très suggestive. Côté pile, la couverture est vert imitant celle d'un livre ancien, ce qui permet de le regarder n'importe où (enfin presque). Attention quand même quand vous l'ouvrez, vous risquez d'offusquez les personnes se trouvant à porter.

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