20 janvier 2011

Cytomégalovirus - Hervé Guibert

guibertCe journal retrace 3 semaines de la vie du romancier, atteint du sida.

A l'hôpital, il s'interroge : comment rester digne lorsqu'on assiste à la lente dégradation de son corps ? Ecrire contre la souffrance, bien sûr. Mais aussi contre la logigue hospitalière : refusant d'être à demi-nu sous une blouse transparente, c'est en costume de ville que l'écrivain se rend au bloc opératoire.

Critique littéraire du journal "Le Monde"  :

"Dans ce journal de l'extrême fin, l'auteur a l'héroisme de conserver de la curiosité pour ce qui lui advient".

 

Mon avis : Volodia

J'admire l'homme plus que ses oeuvres (sauf les dernières écrites en partie sur sa maladie), pour la lucidité dont il a fait preuvre dès le début de la maladie et au travers des étapes de celle-ci.

Il écrit : "Jai peut être fait la connaissance aujourd'hui, de la chambre dans laquelle je vais mourir". Par delà ses souffrances physiques, il y a ce qui pour moi représente la plus grande : la souffrance morale. De voir non seulement son délabrement physique, mais de savoir ce qu'il adviendra plus tard, mais toujours à court terme : le délètement de ses facultés intellectuelles avant de sombrer dans la démence.

Sur son hospitalisation, il note tout, car tout lui parait important et nous constatons avec lui, l'indigence des services hospitaliers, l'indifférence des infirmières qui parlent aussi forts de jour comme de nuit, sans se rendre compte tellement elles sont habituées à la maladie et à la mort, que le patient aimerait bien lui aussi se reposer. Avec lui, nous entendons les cris de douleur de ceux pour lesquels il n'y a plus grand chose à faire. Et comme lui, J'aimerai avoir la volonté  de conserver ma dignité envers et contre tout et tous si un jour j'étais atteint d'un mal incurable.

 

Posté par chezVolodia à 06:35 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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