9782842712419Ce livre est réservé au + de 18 ans et aux personnes très averties

 

 

Histoire :

Deux jeunes hommes s'ébattent sur le sable. Ils sont beaux, ils s'aiment. L'un deux pose à l'autre une question : « Qui t'a initié à l'amour ? » La réponse vient malaisément : « Mon père ! ».

Suit alors un récit murmuré dans une langue magnifique, celui de l'initiation sexuelle d'un jeune garçon par son père. La découverte du corps de son père, la fascination pour le sexe de son père, son amour pour son père, et, enfin, une relation sexuelle ô combien émouvante et subversive.

 Mon avis : Volodia

Je n'ai pas aimé ce livre qui sous le couvert d'un confession que je juge peu crédible et fortement improbable, relate en long en large et en détail une relation pédophile et incestueuse. Cette histoire revèle-t-elle les fantasmes de son auteur ? et si oui jusqu'où peut on les exprimer en littérature ? Par ailleurs, j'aime lorsque je lis un livre y entrer, m'y fondre. Or là, je suis resté "à la porte". Je suis resté un lecteur qui lisait une histoire et qui s'y est ennuyé au bout de quelques pages ; Ou peut être, aux yeux de personnes plus avisées, qui n'y a rien compris.

 Le Fils de Loth, demeuré à l'état de manuscrit depuis sa rédaction dans les années trente. Dans l'histoire littéraire, jalonnée de livres interdits, on comprendra aisément que celui-ci soit resté caché : si le roman s'ouvre de façon lyrique sur les ébats amoureux de deux beaux adolescents (André et Roland), il glisse rapidement vers la confession d'un jeune homme, André, initié à l'amour par son père, "un splendide colosse". Rien de moins ! Le style de la phrase est classique, mais tranche volontiers avec un récit fortement imagé et sans ambiguïté, d'une sodomie l'autre. Dans la Bible, il est dit que Loth, à défaut de sa femme (métamorphosée en statue de sel pour s'être retournée contrairement à la défense divine) et à défaut d'autres créatures féminines, aurait abusé de ses propres filles. C'est précisément cette légende que reprend et détourne François-Paul Alibert, jusqu'à lui donner le titre de cet ouvrage sulfureux. D'autant plus sulfureux qu'ici, le père n'abuse pas mais initie son fils aux jeux de l'amour.