753191_2879525"C'est tout bonnement la suite de A l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie : exactement ce que j'avais dit que je ne ferais jamais".

Un an et demi a séparé ces deux livres. Le temps de la renonciation à l'écriture, celui de l'expérience. On retrouve les mêmes personnages : Hervé Guibert, écrivain malade du sida, ses proches, la communauté des malades et de leurs soignants. Claudette Dumouchel, un jeune médecin de vingt huit ans, entre en Scène. Une étrange relation va s'inventer à chaque examen entre cette femme très belle et le narrateur. Une relation peut être proche de l'amour, on ne sait Jamais.

Un nouveau médicament, aussi, est apparu, très difficile à obtenir et incertain, encore au stade de l'expérimentation, le DDI. Aux Etats-Unis, il a déjà tué tois cents personnes qui se l'étaient procuré au marché noir et l'avaient utilisé sans connaître les doses, sans surveillance médicale, aveuglément, désespérément. En France, pour l'instant, on le délivre aux malades qui sont à la dernière extrémité, dans un protocole qualifié de "compassionnel" par les médecins.

"C'est ce nouveau médicament qui m'a permis de surmonter mon épuisement, et d'écrire". Si A un ami qui ne m'a pas sauvé la vie raconte l'étonnement et la douleur, la rage et la tristesse d'une homme de trente-cinq ans dans lequel s'est greffé le corps d'une vieillard. Mais le bonheur d'une rémission fait une incursion dans le malheur.