Publié en 1955, interdit très vite, les Mauvais Anges traîneront pendant de longues années (30ans !), la malédiction d'une décision prise à l'époque par la fameuse Commission du Livre, entraînée par l'abbé Pihan, naturellement très averti, sans doute, de ces "amours particulières".

Ce que nous soulignerons surtout, c'est à quel point ce court roman de la folle passion de deux très jeunes hommes garde, aujourd'hui que la "littérature homosexuelle" se perd dans le réalisme le plus plat, le plus répétitif, le plus gratuit, une aura de trouble infini qui va droit au coeur, même de ceux qui sont le plus étrangers à cet entraînement amoureux.